Les cancers du pancréas

Le cancer du pancréas est le 4e cancer le plus fréquent et la 4e cause de décès par cancer en France, tant chez les hommes que chez les femmes. Son incidence augmente chez les hommes (+1,3% par an entre 2019 et 2023) comme chez les femmes (+1,6% par an entre 2019 et 2023). Le taux de survie nette à 5 ans progresse, mais le cancer du pancréas reste de mauvais pronostic (11%). Le tabagisme est le principal facteur de risque connu.

Le cancer du pancréas en chiffres

  • Incidence (2023) : 15 991 nouveaux cas en France métropolitaine (8 323 hommes (52%) et 7 668 femmes (48%))
  • Évolution du taux d'incidence standardisé monde (2019-2023) : +1,3% par an chez les hommes, +1,6% par an chez les femmes
  • Âge médian au diagnostic (2023) : 74 ans chez les hommes, 71 ans chez les femmes
  • Mortalité (2023) : 13 375 décès (6 645 hommes (50%) et 6 730 femmes (50%))
  • Évolution du taux de mortalité standardisé monde (2019-2023) : +0,2% par an en moyenne chez les hommes et +1,2% par an en moyenne chez les femmes
  • Âge médian au décès (2018) : 71 ans chez les hommes, 77 ans chez les femmes
  • Survie nette standardisée à 5 ans des personnes diagnostiquées entre 2010 et 2015 : 11%
  • Cancers du pancréas attribuables à la défavorisation sociale en France en 2012 : 117 cas chez les hommes

Le cancer du pancréas se situe au 4e rang des cancers incidents et des décès par cancer, tant chez les hommes que chez les femmes. Sa fréquence est en augmentation pour les deux sexes. Il s'agit d'un cancer de mauvais pronostic avec un taux de survie à 5 ans de 11%, l'un des plus bas.

Diagnostic

Seulement 10 à 20% des patients sont diagnostiqués à un stade où la tumeur du pancréas est résécable. Le plus souvent, les cancers du pancréas sont diagnostiqués à un stade évolué, car ils restent longtemps asymptomatiques. 

Prévention

Le principal facteur de risque connu des cancers du pancréas est le tabagisme. Même durant le parcours de soins, l’arrêt du tabac influence positivement la tolérance aux traitements et le pronostic de la maladie. 

Le surpoids et l'obésité sont également des facteurs de risque. Il convient de les prévenir grâce à une alimentation équilibrée (riche en fruits et légumes, en produits céréaliers complets, sans excès de viandes, de charcuteries…), de limiter les aliments gras et sucrés et de pratiquer une activité physique régulière.

A lire aussi

Réseaux d'excellence clinique pour les cancers de mauvais pronostic

Les cancers de mauvais pronostic sont définis comme étant les cancers pour lesquels la survie des malades à cinq ans est inférieure à 33%. Cette [...]

Espace ressource : Comment réduire les délais diagnostiques et thérapeutiques pour les patients atteints de cancers de mauvais pronostic ?

Retrouvez ci-dessous les documents de référence de la publication "Comment réduire les délais diagnostiques et thérapeutiques pour les patients [...]