Épidémiologie des cancers chez les patients de 65 ans et plus

Les cancers chez les personnes de 65 ans et plus représentent près des deux tiers du nombre de cas de cancer enregistrés chaque année.

Incidence

L’incidence du cancer augmente régulièrement au cours de la vie. Les cancers chez les 65 ans et plus représentent ainsi 64,8 % des cancers estimés tous âges confondus en 2023. Pour les personnes âgées de 85 ans et plus, 43 502 nouveaux cas de cancers sont estimés, soit 10 % de l’ensemble des cas de cancers diagnostiqués (8,8 % parmi les hommes et 11,7 % parmi les femmes).

Chez l'homme âgé de 65 ans et plus, les cancers dont l'incidence estimée est la plus élevée sont ceux de la prostate (43 976 nouveaux cas estimés en 2018), du poumon (22 136 nouveaux cas estimés en 2023) et du côlon-rectum (18 808 nouveaux cas estimés en 2023).

Chez la femme âgée de 65 ans et plus, les cancers les plus fréquents d’après les projections 2023 sont le sein (30 800 nouveaux cas), le côlon- rectum (15 241 cas) et le poumon (10 949 cas).

Mortalité

En 2023 en France métropolitaine, 127 736 décès par cancers sont estimés chez les personnes âgées de 65 ans et plus, dont 55,6 % chez l’homme, soit 79,4 % du total des décès par cancer.

Chez l’homme âgé de 65 ans et plus, les cancers du poumon (15 016 décès), de la prostate (8 228 décès) et colorectal (7 072 décès) sont responsables de 42,7 % des décès par cancer dans cette tranche d’âge.

Chez la femme âgée de 65 ans et plus, les cancers du sein (9 292 décès), du poumon (7 571 décès) et colorectal (6 642 décès) sont responsables de 41,4 % des décès par cancer dans cette tranche d’âge.

Pour les personnes âgées de 85 ans et plus, 40 186 décès par cancers sont estimés, soit 25 % de l'ensemble de la mortalité par cancer.

Survie

La survie nette est celle que l’on observerait si le cancer était la seule cause du décès. Elle varie considérablement selon la localisation du cancer.

La survie nette à 10 ans pour un cancer de la prostate diagnostiqué en 2010 est de 87 % pour les 75-84 ans et de 61 % pour les 85 ans et plus, alors qu’elle est de 98 % pour les 55-64 ans et de 97 % pour les 65-74 ans. Le pronostic moins bon chez les sujets âgés s’explique par un diagnostic plus tardif et des comorbidités limitant le traitement curatif.

La survie nette à 10 ans pour les cancers colorectaux diagnostiqués en 2010 diminue avec l’âge, passant de 69 % chez les 15-44 ans à 47 % chez les 75 ans et plus. Ce moins bon pronostic est essentiellement lié au diagnostic à un stade plus avancé chez les sujets âgés.

Pour les cancers du sein diagnostiqués en 2010, la survie nette à 10 ans est de 68 % chez les 75 ans et plus, alors qu’elle est de 89 % chez les 45-54 ans.

La survie nette à 10 ans dans les cancers du poumon diagnostiqués en 2010 passe de 24 % pour les sujets de 15-44 ans à 8 % chez les 75 ans et plus. Ce pronostic très sombre est lié à la longue latence de ce cancer, souvent diagnostiqué à un stade tardif.

Pour aller plus loin

Open data CépiDc : données des causes médicales de décès

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