Étude NEO-1 : étude de phase 2, évaluant l'efficacité et la tolérance de l'association intratumorale d'ipilimumab et de nivolumab, chez des patients ayant un mélanome cutané ou muqueux résécable de stade III

Type(s) de cancer(s) :

  • Mélanome cutané ou muqueux de stade III résécable et mesurable

Spécialité(s) :

  • Immunothérapie - Vaccinothérapie
  • Analyse Biologique

Sexe :

hommes et femmes

Catégorie âge :

Supérieur ou égal à 18 ans.

Promoteur :

UNICANCER

Etat de l'essai :

en attente d'inclusion

Avancement de l'essai :

Ouverture prévue le : 01/12/2025
Ouverture effective le : -
Fin d'inclusion prévue le : 01/12/2027
Fin d'inclusion effective le : -
Dernière inclusion le : -
Nombre d'inclusions prévues:
France: 50
Tous pays: -
Nombre d'inclusions faites :
France: -
Tous pays: -
Nombre de centre prévus :
France: 5
Tous pays: -

Résumé

Les mélanomes cutanés ou muqueux localisés de stade III peuvent nécessiter une intervention chirurgicale, parfois associée à d’autres traitements. Les immunothérapies, qui stimulent le système immunitaire pour lutter contre les cellules cancéreuses, ont montré des résultats encourageants dans le traitement du mélanome. Cette étude fait partie du protocole principal NEOREM, qui évalue différentes stratégies d’immunothérapie adaptées aux caractéristiques des tumeurs et des patients grâce notamment à une analyse appelée PORTRAIT.
L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité et la tolérance d’une association d’immunothérapies administrées directement dans la tumeur chez des patients ayant un mélanome cutané ou muqueux résécable de stade III.
Avant le début du traitement, les patients seront inclus dans le protocole principal NEOREM et des prélèvements de sang et de la tumeur seront réalisés afin d’analyser les caractéristiques biologiques de la tumeur et du système immunitaire. Les patients recevront ensuite une immunothérapie avant l’intervention chirurgicale, avec de l’ipilimumab associé au nivolumab injectés directement dans la tumeur, à raison de trois injections espacées de 3 semaines pendant une durée maximale de 6 semaines. Une évaluation par imagerie sera réalisée avant le traitement et après 6 semaines de traitement. Une intervention chirurgicale sera réalisée entre la 6e et la 8e semaine.
Des prélèvements de sang et de la tumeur pourront également être réalisés au cours de l’étude pour analyser l’évolution de la maladie et la réponse au traitement. Après l’intervention chirurgicale, les patients pourront recevoir un traitement complémentaire selon la décision du médecin. Les patients seront suivis pendant 5 ans après l’intervention chirurgicale avec des consultations régulières.

Population cible

  • Type de cancer : Mélanome cutané ou muqueux de stade III résécable et mesurable
  • Sexe : hommes et femmes
  • Age : Supérieur ou égal à 18 ans.

Références de l'essai

Caractéristiques de l'essai

  • Type de l'essai : thérapeutique
  • Essai avec tirage au sort : Non
  • Essai avec placebo : Non
  • Phase : 2
  • Etendue d'investigation : multicentrique - France

Contacts de l’essai

Coordinateur de l’essai

Caroline ROBERT

114 Rue Édouard Vaillant,
94800 Villejuif,

01 42 11 42 10

http://www.igr.fr

Détails plus scientifiques

Titre officiel de l’essai : Traitement intratumoral néoadjuvant Anti-CTLA4 + Anti-PD1 chez les patients atteints de mélanome localisé (NEO-1)

Résumé à destination des professionnels : Il s’agit d’un sous-protocole thérapeutique de l’étude principale NEOREM, de phase 2, non randomisé et multicentrique. Après inclusion dans le protocole principal NEOREM, les patients reçoivent une immunothérapie néoadjuvante par injections intratumorales d’ipilimumab en association avec du nivolumab. Les patients reçoivent trois injections intratumorales à 3 semaines d’intervalle pendant une durée maximale de 6 semaines avant l’intervention chirurgicale. Une évaluation selon les critères RECIST v1.1 est réalisée à la baseline et à S6 (C3J1). Une intervention chirurgicale est réalisée entre la 6e et la 8e semaine. Avant le début du traitement néoadjuvant, un profilage immunitaire PORTRAIT est réalisé à partir d’échantillons biologiques frais comprenant un prélèvement sanguin et une biopsie tumorale. Le profilage PORTRAIT en cours de traitement est réalisé à partir d’échantillons sanguins prélevés avant l’intervention chirurgicale et d’échantillons tumoraux prélevés sur la pièce opératoire. Des prélèvements sanguins et tumoraux complémentaires peuvent être réalisés pour des études ancillaires selon le calendrier défini dans le sous-protocole. Après l’intervention chirurgicale, les patients peuvent recevoir un traitement adjuvant standard selon la décision de l’investigateur. Les patients sont suivis pendant 5 ans après l’intervention chirurgicale, avec des visites à 1 mois, 3 mois, 6 mois, 12 mois, 18 mois, 24 mois et 60 mois. Le suivi comprend notamment l’évaluation de la maladie et la réalisation de prélèvements biologiques selon les modalités prévues dans le sous-protocole.

Objectif(s) principal(aux) : Évaluer l'efficacité et la tolérance de l'association intratumorale d'ipilimumab et de nivolumab.

Objectifs secondaires :

  • Évaluer l'efficacité du traitement
  • Évaluer la sécurité des traitements.
  • Évaluer la qualité de vie
  • Étudier l'association entre les niveaux d'ADN tumoral circulant et la maladie résiduelle minimale
  • Évaluer la valeur prédictive du granzyme A et du granzyme B
  • Déterminer la valeur prédictive des réponses radiologiques et pathologiques de la proportion de cellules T CD45+ CD3+ CD4+ CD25+ CD39+ dans le microenvironnement tumoral
  • Déterminer les niveaux des granzymes A et B, des cellules T CD8+ et des cellules plasmatiques CD19+CD38+ dans le spécimen tumoral après immunothérapie intratumorale néoadjuvante
  • Comparer les composants cellulaires de la tumeur ainsi que le transcriptome et le protéome du microenvironnement tumoral avant et après immunothérapie intratumorale néoadjuvante
  • Évaluer les isoenzymes de la lactate déshydrogénase sanguines et tumorales et leur relation avec les résultats des patients

Critères d’inclusion :

  • Age ≥ 18 ans.
  • Mélanome cutané ou muqueux de stade III résécable et mesurable (RECIST v1.1).
  • Cancer localisé à haut risque de rechute, réfractaire ou inéligible à un traitement standard, éligible à une stratégie néoadjuvante avant chirurgie de la tumeur primitive.
  • Patients ayant reçu un traitement anti-PD-1 arrêté depuis > 6 mois avant l’inclusion (NEO-1).
  • Patients ayant reçu une thérapie ciblée arrêtée depuis > 3 mois avant l’inclusion (NEO-1).
  • Maladie mesurable selon les critères RECIST v1.1.
  • Indice de performance ECOG ≤ 2.
  • Fonction hématologique : polynucléaires neutrophiles ≥ 1 000/mm³, plaquettes ≥ 100 000/mm³ et hémoglobine ≥ 9 g/dL.
  • Fonction hépatique : bilirubine totale ≤ 1,5 x LNS (≤ 3 x LNS en cas de carcinome hépatocellulaire ou de syndrome de Gilbert connu), transaminases ≤ 3 x LNS (≤ 5 x LNS en cas de métastases hépatiques) et albumine ≥ 30 g/L.
  • Fonction rénale : clairance de la créatinine ≥ 50 mL/min/1,73 m².
  • Test de grossesse sérique ou urinaire négatif dans les 7 jours précédant le début du traitement pour les femmes en âge de procréer.
  • Contraception efficace pour les femmes en âge de procréer et les hommes sexuellement actifs pendant l’étude et pendant la période définie dans le sous-protocole après la dernière administration du traitement.
  • Poids ≥ 40 kg.
  • Possibilité de réaliser une biopsie tumorale et des prélèvements sanguins.
  • Affiliation à un régime français de sécurité sociale.
  • Consentement éclairé signé.
  • Patient disposé et capable de se conformer au protocole pendant toute la durée de l’étude.

Critères de non inclusion :

  • Métastases à distance détectables cliniquement ou radiologiquement ou cancer à un stade avancé
  • Mélanome uvéal
  • Maladie pathologique non évaluable selon les critères RECIST v1.1
  • Sévérité ou antécédent de maladie inflammatoire auto-immune ou à médiation immunitaire mettant en jeu le pronostic vital.
  • Traitement immunosuppresseur systémique au long cours non compatible avec l’étude.
  • Traitement anticancéreux (chimiothérapie, hormonothérapie, radiothérapie, immunothérapie, anticorps monoclonaux ou inhibiteurs de tyrosine kinase) dans les 4 semaines précédant le traitement à l’étude ou dans les 5 demi-vies du traitement (la période la plus courte étant retenue).
  • Vaccin vivant atténué dans les 4 semaines précédant l’inclusion.
  • Radiothérapie d’une lésion cible RECIST sélectionnée, sauf progression documentée après radiothérapie.
  • Toxicité cliniquement significative persistante liée à un traitement antérieur susceptible d’interférer avec l’évaluation de la sécurité ou de l’efficacité du traitement.
  • Tumeur évolutive à proximité de cavités ou de vaisseaux sanguins majeurs avec risque élevé d’hémorragie massive ou de perforation.
  • Traitement par un médicament expérimental ou participation à un autre essai clinique dans les 4 semaines précédant le traitement ou pendant l’étude.
  • Blessure ou intervention chirurgicale majeure dans les 4 semaines précédant le traitement avec cicatrisation incomplète ou intervention chirurgicale majeure prévue pendant l’étude.
  • Antécédent d’évènement hémorragique ou thromboembolique cliniquement significatif dans les 3 derniers mois.
  • Antécédents de maladie cardiovasculaire significative : tachycardie supraventriculaire, hypertension non contrôlée, angor instable, infarctus du myocarde dans les 12 mois précédant le traitement, insuffisance cardiaque congestive > NYHA II, arythmie cardiaque sévère ou épanchement péricardique.
  • Endocrinopathie non contrôlée.
  • Autre tumeur maligne au cours des 5 dernières années, à l’exception des cancers autorisés par le protocole.
  • Infection grave active nécessitant une antibiothérapie ou un traitement antimicrobien systémique.
  • Trouble gastro-intestinal susceptible d’interférer avec l’absorption du traitement à l’étude en cas de médicament oral.
  • Femme enceinte ou en cours d’allaitement.
  • Allergie mettant en jeu le pronostic vital à un traitement expérimental prévu dans le sous-protocole.
  • Hypersensibilité au nivolumab, à l’ipilimumab ou à leurs excipients
  • Prise récente ou concomitante de Ganoderma lucidum (Reishi), de remèdes à base de plantes ou de médicaments traditionnels susceptible d’augmenter les évènements indésirables liés au traitement.
  • Patient sous protection juridique ou privé de liberté.
  • Patient dont le suivi est difficile ou ne pouvant respecter les contraintes du protocole.

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