Pourquoi un Baromètre cancer ?
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Selon des données de 2018, 3,8 millions de personnes en France métropolitaine vivent avec ou après avoir eu un cancer et on estime à 382 000 le nombre de nouveaux cancers diagnostiqués chez les adultes : ce nombre est en constante augmentation. Depuis les années 2000, les cancers restent en France la première cause de mortalité globale comme prématurée. Des inégalités sociales de mortalité sont observées : elles sont plus marquées chez les hommes.
Pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, la France s’est dotée de plans successifs de lutte contre le cancer. Puis, pour la première fois en 2021, la France s’est dotée d’une Stratégie décennale. Celle-ci comporte quatre axes, dont un sur la prévention et un autre sur la lutte contre les inégalités. À l’heure où au moins 40 % des cancers sont évitables, les sciences humaines et sociales sont mobilisées pour améliorer la prévention et la lutte contre les inégalités. Le Baromètre cancer s’inscrit dans cette perspective.
Le Baromètre cancer, quelles finalités?
Le Baromètre cancer repose sur l’analyse d’une enquête téléphonique menée sur un échantillon aléatoire, seul outil disponible en France pour appréhender les croyances, perceptions, connaissances, opinions et comportements de la population sur les cancers, leurs facteurs de risque, le dépistage et les moyens de prévention.
Les Baromètres cancer ont vocation à être répétés dans le temps et à intervalles réguliers (tous les cinq ans), avec la même méthode et des questionnements semblables afin, d’une part, de pouvoir disposer d’une «photographie» régulière des perceptions et comportements des Français par rapport aux cancers à un instant T ; et d’autre part, d’analyser l’évolution des principaux comportements et perceptions de la maladie, des facteurs de risque, et de documenter la question des inégalités.
Voici la quatrième vague de cette enquête, réalisée en 2021, après celles de 2005, 2010 et 2015.
Pour cette édition, le recueil de terrain a été décalé d’une année afin de prendre en compte l’impact de la crise sanitaire.
Outil de pilotage des politiques de prévention, le Baromètre cancer est également utile pour penser des pratiques de prévention différenciées pour les populations spécifiques.