Etude RENEW : étude de phase 3, randomisée, contrôlée par placebo, évaluant l’efficacité et la sécurité de l’elritercept (KER-050) dans le traitement de l’anémie dépendante des transfusions sanguines, chez des participants présentant un syndrome myélodysplasique (SMD) à très faible risque, faible risque ou risque intermédiaire.
Mis à jour le
Type(s) de cancer(s) :
- Syndrome myélodysplasique
Spécialité(s) :
- Thérapies Ciblées
Sexe :
hommes et femmes
Catégorie âge :
Supérieur ou égal à 18 ans.
Promoteur :
Keros Therapeutic
Etat de l'essai :
ouvert aux inclusions
Avancement de l'essai :
Ouverture prévue le : -
Ouverture effective le : 15/03/2025
Fin d'inclusion prévue le : 15/03/2028
Fin d'inclusion effective le : -
Dernière inclusion le : -
Nombre d'inclusions prévues:
France: 3
Tous pays: 255
Nombre d'inclusions faites :
France: -
Tous pays: -
Nombre de centre prévus :
France: 4
Tous pays: 2
Résumé
Les syndromes/néoplasmes myélodysplasiques (SMD) appartiennent à un groupe de maladies rares qui résultent de problèmes médullaires (touchant la moelle osseuse). Les cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes) naissent, se renouvellent et se développent dans la moelle osseuse avant de passer dans le sang. En cas de SMD, la moelle osseuse ne produit pas suffisamment de cellules sanguines saines, le sang en est alors dépourvu. Le SMD peut être à très faible risque, faible risque, risque intermédiaire, haut risque et très haut risque. Le niveau de risque permet de prédire l’impact que le SMD est susceptible d’avoir sur la santé d’une personne et la probabilité qu’il évolue vers une maladie plus grave appelée leucémie myéloïde aiguë.L’anémie est une complication du SMD qui survient lorsque la quantité de globules rouges sains dans l’organisme est insuffisante. Les globules rouges transportent l’oxygène des poumons vers le reste de l’organisme. Les symptômes caractéristiques de l’anémie comprennent la fatigue, une sensation de faiblesse et des difficultés respiratoires.
Actuellement, les traitements contre l’anémie générée par un SDM à très faible risque, faible risque et risque intermédiaire, comprennent des transfusions sanguines (pour remplacer les cellules sanguines manquantes), les agents stimulant l’érythropoïèse (ASE) et d’autres médicaments qui aident la moelle osseuse à produire des cellules sanguines saines. Utilisées fréquemment, les transfusions sanguines présentent des risques pour la santé, tandis que les médicaments disponibles ne sont pas toujours efficaces. C’est pourquoi les investigateurs souhaitent trouver de nouveaux traitements pour aider les personnes atteintes d’un SMD. L’elritercept (ou le KER-050) est un traitement expérimental contre les SMD. Cette étude vise à évaluer l’efficacité et la sécurité de l’elritercept chez les personnes qui ont régulièrement besoin de transfusions sanguines du fait qu’elles soient anémiées (anémie nécessitant des transfusions sanguines) en raison de leur SMD à très faible risque, faible risque ou risque intermédiaire.
L’objectif principal de cette étude est de savoir comment agit l’elritercept pour réduire le besoin en transfusions de globules rouges.
Les patients seront répartis de façon aléatoire en 2 groupes :
Dans le groupe 1, les patients recevront de l’elritercept par injections sous-cutanées toutes les 4 semaines.
Dans le goupe 2, les patients recevront du placebo par injections sous-cutanées toutes les 4 semaines.
La dose reçue par chaque participant pourra être augmentée ou diminuée en fonction de sa réponse au traitement ou en cas d’événements indésirables.
La durée de l’étude dépendra de la façon dont le participant réagit au traitement. Une fois que les investigateurs auront confirmé que les participants sont éligibles (ce qui peut prendre maximum 6 semaines), les participants intégreront la phase de traitement de l’étude, qui se déroulera en 3 parties. Pendant la phase 1, les participants recevront soit l’elritercept soit un placebo pendant 24 semaines. Si les participants tirent parti du traitement et qu’aucune progression de leur SMD n’a été observée, ils pourront poursuivre le traitement qui leur a été attribué pendant la phase 1 dans la phase 2 (pendant 24 semaines supplémentaires), puis dans la phase 3 (jusqu’à ce que le participant ou l’investigateur décide d’interrompre le traitement). Les investigateurs détermineront si le SMD du participant s’est aggravé grâce aux examens réalisés toutes les 24 semaines, qui consistera à prélever et analyser des échantillons de sang et de moelle osseuse.
Lorsque le dernier participant aura terminé la phase 2, les attributions de traitement seront révélées dans le cadre d’un processus que l’on appelle « levée de l’aveugle ». Les participants recevant l’elritercept pendant la phase 3 pourront poursuivre le traitement tant qu’ils en tirent parti et qu’aucune progression de leur SMD n’est mise en évidence. Les participants recevant un placebo pendant la phase 3 arrêteront leur traitement et poursuivront un traitement standard contre le SMD hors de l’étude.
Tout au long de l’étude, les participants se rendront régulièrement au centre de l’étude pour que les investigateurs puissent établir un suivi et veiller à leur bon état de santé. Une fois le traitement terminé, les participants seront invités à se rendre une fois au centre de l’étude, dès que possible, puis à deux reprises dans les 8 semaines qui suivent pour un bilan de santé. Ensuite, les participants seront soumis à des contrôles par le biais d’entretiens téléphoniques ou sur consultation de leurs dossiers médicaux ou publics tous les trois mois afin que les investisseurs puissent surveiller leur SMD et leur état général. Ces contrôles pourront se poursuivre pendant un maximum de 5 ans à compter de la première administration du traitement à l’étude ou 3 ans après la dernière administration (selon la période la plus longue).
Population cible
- Type de cancer : Syndrome myélodysplasique
- Sexe : hommes et femmes
- Age : Supérieur ou égal à 18 ans.
Références de l'essai
- N°RECF : RECF-006049
- EudraCT/ID-RCB : 2024-516009-22-00
- NCT : NCT06499285
- Liens d'intérêt : https://www.clinicaltrials.gov/study/NCT06499285, https://euclinicaltrials.eu/search-for-clinical-trials/?lang=en&EUCT=2024-516009-22-00
Caractéristiques de l'essai
- Type de l'essai : thérapeutique
- Essai avec tirage au sort : Oui
- Essai avec placebo : Oui
- Phase : 3
- Etendue d'investigation : multicentrique - Monde
Détails plus scientifiques
Titre officiel de l’essai : Étude de phase 3, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visant à évaluer l’efficacité et la sécurité de l’elritercept (KER-050) dans le traitement de l’anémie dépendante des transfusions sanguines, chez des participants présentant un syndrome myélodysplasique (SMD) à très faible risque, faible risque ou risque intermédiaire (RENEW).
Résumé à destination des professionnels : Il s'agit d'une étude de phase 3, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, visant à évaluer l’efficacité et la sécurité de l’elritercept (KER-050) dans le traitement de l’anémie dépendante des transfusions sanguines, chez des participants présentant un syndrome myélodysplasique (SMD) à très faible risque, faible risque ou risque intermédiaire. Les patients sont randomisés en 2 bras : - Bras A : les patients reçoivent de l’elritercept par injections SC toutes les 4 semaines. - Bras B : les patients reçoivent du placebo par injections SC toutes les 4 semaines. La dose reçue par chaque participant peut être augmentée ou diminuée en fonction de sa réponse au traitement ou en cas d’événements indésirables. La durée de l’étude dépend de la façon dont le participant réagit au traitement. Une fois que les investigateurs ont confirmé que les participants sont éligibles (ce qui peut prendre maximum 6 semaines), les participants intégrent la phase de traitement de l’étude, qui se déroule en 3 parties. Pendant la phase 1, les participants reçoivent soit l’elritercept soit un placebo pendant 24 semaines. Si les participants tirent parti du traitement et qu’aucune progression de leur SMD n’a été observée, ils peuvent poursuivre le traitement qui leur a été attribué pendant la phase 1 dans la phase 2 (pendant 24 semaines supplémentaires), puis dans la phase 3 (jusqu’à ce que le participant ou l’investigateur décide d’interrompre le traitement). Les investigateurs déterminent si le SMD du participant s’est aggravé grâce aux examens réalisés toutes les 24 semaines, qui consistent à prélever et analyser des échantillons de sang et de moelle osseuse. Lorsque le dernier participant a terminé la phase 2, les attributions de traitement sont révélées dans le cadre d’un processus que l’on appelle « levée de l’aveugle ». Les participants recevant l’elritercept pendant la phase 3 peuvent poursuivre le traitement tant qu’ils en tirent parti et qu’aucune progression de leur SMD n’est mise en évidence. Les participants recevant un placebo pendant la phase 3 arrêtent leur traitement et poursuivent un traitement standard contre le SMD hors de l’étude. Tout au long de l’étude, les participants se rendent régulièrement au centre de l’étude pour que les investigateurs puissent établir un suivi et veiller à leur bon état de santé. Une fois le traitement terminé, les participants sont invités à se rendre une fois au centre de l’étude, dès que possible, puis à deux reprises dans les 8 semaines qui suivent pour un bilan de santé. Ensuite, les participants sont soumis à des contrôles par le biais d’entretiens téléphoniques ou sur consultation de leurs dossiers médicaux ou publics tous les trois mois afin que les investisseurs puissent surveiller leur SMD et leur état général. Ces contrôles peuvent se poursuivre pendant un maximum de 5 ans à compter de la première administration du traitement à l’étude ou 3 ans après la dernière administration (selon la période la plus longue).
Objectif(s) principal(aux) : Evaluer l'efficacité de l'elritercept dans la réduction des transfusions de globules rouges (GR).
Objectifs secondaires :
- Evaluer l'efficacité de l'elritercept dans la réduction des transfusions de GR à des intervalles plus longs et/ou chez les participants présentant une charge transfusionnelle élevée (CTE).
- Evaluer la sécurité et la tolérance de l'elritercept.
Critères d’inclusion :
- Age ≥ 18 ans.
- Diagnostic de syndrome myélodysplasique (SMD) avec ou sans RS (tel que déterminé dans un prélèvement de moelle osseuse évaluable effectué lors du dépistage, lu par un lecteur central indépendant, afin de confirmer le diagnostic) selon la classification de l'OMS 2016 qui répond à la classification IPSS-R des SMD à risque très faible, faible ou intermédiaire.
- Dépendance transfusionnelle évaluée au cours des 16 semaines précédant immédiatement la randomisation en deux blocs de 8 semaines.
- Réfractaire ou intolérant à un traitement antérieur par ASE (arrêté ≥ 8 semaines avant la randomisation), ou peu susceptible de répondre au traitement par ASE.
- Moins de 5 % de blastes dans un échantillon de moelle osseuse évaluable prélevé lors du dépistage, lu par un lecteur central indépendant.
- Statut de performance ECOG ≤ 2.
- Contraception efficace pour les femmes et les hommes en âge de procréer.
- De l'avis de l'investigateur, le participant est capable et disposé à se conformer aux exigences du protocole.
- Consentement éclairé signé.
Critères de non inclusion :
- SMD Del(5q) ou SMD secondaire.
- Anémie due à toute autre cause connue.
- Réception d'une transfusion de globules rouges pour toute raison autre que le SMD sous-jacent dans les 16 semaines précédant la randomisation.
- Troubles cardiovasculaires cliniquement significatifs.
- Fraction d'éjection connue < 35 %, confirmée par une échocardiographie locale réalisée pendant le dépistage, ou par une échocardiographie réalisée antérieurement si elle a été effectuée dans les 6 mois précédant le dépistage.
- Insuffisance hépatique de classe C selon l'échelle de Child-Pugh.
- Accident vasculaire cérébral, thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire dans les 6 mois précédant le dépistage.
- Antécédents connus de LAM.
- Antécédents de tumeurs malignes autres que le SMD, sauf si le participant est exempt de la maladie depuis ≥ 5 ans.
- Antécédents de transplantation d'organe solide ou de moelle osseuse.
- Infection active nécessitant un traitement intraveineux dans les 28 jours, ou un traitement oral dans les 14 jours précédant la randomisation.
- Séropositivité connue pour le VIH, infection active par le VHB ou infection active par le VHC.
- Indice de masse corporelle ≥ 40 kg/m2.
- Chirurgie majeure dans les 28 jours précédant la randomisation.
- Antécédents d'allergie/anaphylaxie aux excipients du médicament expérimental ou aux protéines recombinantes.
Carte des établissements
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Hôpital de l'Archet
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Hôpital Saint-Louis - AP-HP
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Institut Universitaire du Cancer Toulouse (IUCT) - Oncopole
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Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Poitiers