Étude ReaLuP : étude de phase 2b, évaluant un retraitement par [177Lu]Lu-PSMA, chez des hommes ayant un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration.

Type(s) de cancer(s) :

  • Adénocarcinome de la prostate métastatique

Spécialité(s) :

  • Médecine nucléaire

Sexe :

hommes

Catégorie âge :

Supérieur ou égal à 18 ans.

Promoteur :

Hospices Civils de Lyon (HCL)

Etat de l'essai :

ouvert aux inclusions

Avancement de l'essai :

Ouverture prévue le : -
Ouverture effective le : 15/04/2025
Fin d'inclusion prévue le : 15/04/2027
Fin d'inclusion effective le : -
Dernière inclusion le : -
Nombre d'inclusions prévues:
France: 58
Tous pays: -
Nombre d'inclusions faites :
France: -
Tous pays: -
Nombre de centre prévus :
France: 13
Tous pays: -

Résumé

Le traitement du cancer de la prostate métastatique (c’est-à-dire qui se développe à d’autres organes autre que la prostate) a évolué considérablement avec l’arrivée de nouvelles thérapies alternatives aux chimiothérapies classiques.

La base du traitement repose sur une hormonothérapie, dite « de suppression androgénique », c’est-à-dire par des traitements qui agissent en baissant le niveau de la testostérone dans le sang (en partie responsable du cancer).

De nouvelles classes d’hormonothérapie appelées « hormonothérapies de seconde Génération » agissent en bloquant la synthèse ou l’action des hormones sexuelles au niveau des cellules cancéreuses. Parmi les traitements anticancéreux pour le cancer de la prostate, on peut mentionner aussi les chimiothérapies utilisant les taxanes ; enfin, les patients porteurs d’une altération du gène BRCA, peuvent bénéficier de traitements spécifiques qui ciblent les mécanismes de réparation de l’ADN, empêchant les cellules cancéreuses endommagées de se multiplier d’une façon incontrôlée.

 Ces dernières années, une nouvelle stratégie thérapeutique appelée radiothérapie Interne Vectorisée (RIV) a pris sa place dans l’arsenal thérapeutique pour le cancer de la prostate résistant à l’hormonothérapie de suppression androgénique.

Le principe de la RIV repose sur l’utilisation d’un médicament radio pharmaceutique qui est composé d’un élément radioactif et d’une molécule qui va se lier aux cellules cancéreuses. Dans le cancer de la prostate métastatique, la molécule la plus utilisée est le [177Lu]Lu-PSMA-617 qui associe l’élément radioactif Lutetium177, a la molécule PSMA-617.

Le PSMA-617 se lie au récepteur PSMA présent sur les cellules cancéreuses permettant de délivrer une irradiation directement et spécifiquement au sein des cellules cancéreuses.

Le traitement par RIV cible donc d’une façon très spécifique les cellules, à la différence d’une chimiothérapie classique dont l’effet délétère se répand souvent à d’autres organes provoquant ainsi des effets indésirables parfois lourds à supporter par le patient.


Cette étude visera à établir le bénéfice et la tolérance d’une deuxième séquence de traitement par [177Lu]Lu-PSMA-617, chez les patients qui avaient bénéficié de ce traitement et qui n’avaient pas présenté d’effets indésirables graves.
Les patients recevront le [177Lu]Lu-PSMA par voie intraveineuse une fois toutes les 6 semaines, il pourra y avoir jusqu’à 6 cures.
La durée de participation « active » pour un patient sera de 18 mois au maximum, cela inclura une période de traitement de 9 mois maximum durant lesquels il y a aura des visites toutes les 3 semaines, des examens d’imagerie toutes les 12 semaines et une période de suivi de 9 mois après la fin du traitement. Pendant cette période de suivi il y aura une visite tous les 3 mois.
L’évaluation de la douleur (questionnaire BPI-SF), de la qualité de vie (questionnaire FACT-P) et des événements osseux symptomatiques (EOS) est enregistrée toutes les 6 semaines.
Les évaluations et procédures suivantes seront réalisées lors des visites : mise à jour des traitements, enregistrement des événements indésirables graves, examen clinique complet, examens biologiques. Évaluations radiologiques par tomodensitométrie (TDM) avec injection de produit de contraste ou imagerie par résonance magnétique (IRM) du thorax, de l’abdomen et du pelvis et scintigraphie osseuse, conformément aux pratiques locales en matière de cancer de la prostate.
A la fin de la période de 18 mois des données seront collectées tous les 6 mois auprès du médecin jusqu’à la fin de l’étude.

Population cible

  • Type de cancer : Adénocarcinome de la prostate métastatique
  • Sexe : hommes
  • Age : Supérieur ou égal à 18 ans.

Références de l'essai

Caractéristiques de l'essai

  • Type de l'essai : thérapeutique
  • Essai avec tirage au sort : Non
  • Essai avec placebo : Non
  • Phase : 2
  • Etendue d'investigation : multicentrique - France

Contacts de l’essai

Coordinateur de l’essai

Denis MAILLET

165 chemin du Grand Revoyet,
69495 Pierre-Bénite,

0 820 0 820 69

http://www.chu-lyon.fr

Détails plus scientifiques

Titre officiel de l’essai : ReaLuP : an open label, single arm phase IIb study of re-treatment with[177Lu]Lu-PSMA in men with metastatic castration resistance prostate cancer.

Résumé à destination des professionnels : Il s’agit d’une étude prospective de phase 2b visant à évaluer l'efficacité d'un retraitement par [177Lu]Lu-PSMA-617 chez les patients ayant un cancer de la prostate en progression après un traitement à base de taxane et qui ont été précédemment traités par [177Lu]Lu-PSMA sans preuve de progression au cours de ce premier cycle de traitement. Les patients reçoivent le [177Lu]Lu-PSMA par voie IV une fois toutes les 6 semaines, il peut y avoir jusqu’à 6 cures. Des visites à l’hôpital sont programmées toutes les 3 semaines, en alternance avec les visites pour l’administration de [177Lu]Lu-PSMA-617 et les visites d’évaluation de sécurité et d'efficacité (tous les jours 21 de chaque cycle). L’évaluation de la douleur (questionnaire BPI-SF), de la qualité de vie (questionnaire FACT-P) et des événements osseux symptomatiques (EOS) est enregistrée toutes les 6 semaines. Visites de suivi actives : Des visites de suivi seront programmées tous les 3 mois à compter de la dernière dose de [177Lu]Lu-PSMA-617 et jusqu’à 9 mois après la dernière administration de [177Lu]Lu-PSMA-617, ou jusqu’à progression de la maladie. Les évaluations et procédures suivantes doivent être réalisées lors des visites : mise à jour des traitements, enregistrement des événements indésirables graves, examen clinique complet, examens biologiques incluant la numération leucocytaire, les fonctions hépatique et rénale, dosage du PSA et analyse d’urine. Évaluations radiologiques selon les critères RECIST ou pCGW3, avec tomodensitométrie (TDM) avec injection de produit de contraste ou imagerie par résonance magnétique (IRM) du thorax, de l’abdomen et du pelvis et scintigraphie osseuse au technétium-99m réalisée avec des diphosphonates marqués au technétium-99m, conformément aux pratiques locales en matière de cancer de la prostate. Suivi à long terme : La période de suivi à long terme permet de recueillir des données de survie tous les 6 mois et jusqu’à la fin de l’essai (deux ans après la fin du dernier suivi actif). Ces données seront recueillies par téléphone ou par courriel auprès de chaque investigateur principal ou de son référent dans chaque centre participant. 2 études ancillaires permettent de déterminer l’éligibilité des patients, modifier leur prise en charge et d’étudier ultérieurement les marqueurs biologiques du cancer de la prostate, tels que l’expression du PSMA dans l’ARN circulant. La première est basée sur un examen TEP/TDM au 18F-FDG de référence (optionnel) et la seconde sur une collection de de prélèvements sanguins.

Objectif(s) principal(aux) : Evaluer l’efficacité d’une deuxième séquence de traitement par [177Lu]Lu-PSMA-617, chez des patients prétraités par hormonothérapie de seconde génération et par chimiothérapie à base de taxane, et qui n’ont pas progressé dans les 120 jours suivant la première séquence de [177Lu]Lu-PSMA.

Objectifs secondaires :

  • Estimer le temps moyen (en mois) entre l’administration du traitement et la progression de la maladie.
  • Evaluer la réponse au traitement sur la base des examens radiologiques et des valeurs du taux de PSA.
  • Décrire les effets indésirables potentiels survenus pendant la période de participation à l’étude ReaLuP.
  • Evaluer l'amélioration des symptômes osseux (douleurs, fractures, tassements vertébraux…) chez les patients atteints de métastases osseuses.
  • Evaluer des paramètres de qualité de vie des patients retraités par [177Lu]Lu-PSMA-617.

Critères d’inclusion :

  • Hommes ≥18 ans.
  • Adénocarcinome de la prostate confirmé par histologie ou cytologie.
  • Maladie métastatique documentée par au moins une lésion visible à la scintigraphie osseuse ou à la tomodensitométrie (TDM) abdominale/pelvienne/thoracique ou à l'imagerie par résonance magnétique (IRM), évaluée par l'investigateur.
  • Présence de lésions métastatiques PSMA-positives à l'examen TEP/TDM au [68Ga]-PSMA sans lésion PSMA-négative.
  • Au moins quatre cycles consécutifs de [177Lu]Lu-PSMA sans progression de la maladie (radiologique, clinique et du PSA) durant ce premier cycle de traitement.
  • Au moins un traitement par un inhibiteur de la signalisation du récepteur des androgènes (ARSI) (notamment l'enzalutamide, l'apalutamide, l'abiratérone ou le darolutamide) instauré pour un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration.
  • Au moins une chimiothérapie à base de taxane (avec du docétaxel ou du cabazitaxel).
  • Au moins une cure de chimiothérapie réalisée à base de taxane (docétaxel ou cabazitaxel) après la première cure de [177Lu]Lu-PSMA.
  • Progression confirmée d'un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (mCRPC) malgré une privation androgénique continue avec un taux de testostérone sérique < 50 ng/dl (1,7 nM) dans les 3 mois précédant le dépistage.
  • ECOG ≤ 2 évalué dans les 7 jours précédant le début du traitement de l'étude.
  • Fonctionnement adéquat des organes : Numération absolue des polynucléaires neutrophylles ≥ 1,5 x 10⁹/L,Plaquettes ≥ 100 x 10⁹/L, Hémoglobine ≥ 10 g/dL, Bilirubine totale ≤ 2 x LSN, transaminases ≤ 3 x LSN, clairance rénale ≥ 40 ml/min.
  • Abstention de rapports hétérosexuels OU utilisation d’une contraception, sauf en cas d’azoospermie confirmée (vasectomie ou cause médicale secondaire), jusqu’à 98 jours (14 semaines) après le traitement.
  • Affiliation à un régime de Sécurité Sociale.
  • Consentement éclairé signé.

Critères de non inclusion :

  • Plusieurs cures de thérapie au [177Lu]Lu-PSMA.
  • Antécédents d'événement indésirable grave (EIG) ou d'événement indésirable de grade 3 ou 4 selon la classification CTCAE survenu au cours du traitement initial par [177Lu]Lu-PSMA et ayant entraîné l'arrêt du traitement.
  • Antécédents de traitement par dichlorure de radium-223 ou autre radiothérapie systémique (y compris strontium-89, samarium-153, actinium-PSMA...).
  • Métastases actuelles du système nerveux central (SNC).
  • Radiothérapie hémicorporelle externe antérieure.
  • Autres tumeurs malignes traitées au cours des 3 dernières années.
  • Participation en cours à tout autre essai clinique susceptible d’interférer avec la présente étude, selon l’appréciation de l’investigateur.
  • Transfusion de globules rouges dans les 30 jours précédant la première injection du retraitement par [177Lu]Lu-PSMA-617.
  • Compression médullaire imminente ou avérée, diagnostiquée cliniquement et/ou par IRM, et n'ayant pas encore fait l'objet d'un traitement.
  • Affections chroniques associées à une croissance osseuse anormale non maligne (par exemple, maladie de Paget confirmée).
  • Affections médicales graves concomitantes.
  • Maladie cardiaque active et cliniquement significative.
  • Antécédents de maladie ou d'affection somatique ou psychiatrique susceptibles d'interférer avec les objectifs et les évaluations de l'étude.
  • Hypersensibilité à la substance active (Lutétium [177Lu] vipivotide tétraxétan ou Gallium [68Ga] gozétotide) ou à l'un des excipients.
  • Patients sous tutelle ou curatelle.

Carte des établissements