Étude ORIGAMI-3 : étude de phase 3, randomisée évaluant l’amivantamab associé à une chimiotéhrapie FOLFIRI par rapport au cétuximab ou au bévacizumab associé au FOLFIRI, chez des patients ayant un cancer colorectal récidivant, non résécable ou métastatique, ayant déjà reçu une chimiothérapie et qui sont porteurs des gènes KRAS/NRAS et BRAF non mutés.

Type(s) de cancer(s) :

  • Adénocarcinome du côlon ou du rectum récidivant, non résécable ou métastatique avec un statut KRAS, NRAS et BRAF sauvage

Spécialité(s) :

  • Chimiothérapie
  • Immunothérapie - Vaccinothérapie

Sexe :

hommes et femmes

Catégorie âge :

Supérieur ou égal à 18 ans.

Promoteur :

Janssen

Etat de l'essai :

ouvert aux inclusions

Avancement de l'essai :

Ouverture prévue le : 10/02/2025
Ouverture effective le : 12/12/2024
Fin d'inclusion prévue le : 01/10/2026
Fin d'inclusion effective le : -
Dernière inclusion le : -
Nombre d'inclusions prévues:
France: 3
Tous pays: 700
Nombre d'inclusions faites :
France: -
Tous pays: 4
Nombre de centre prévus :
France: 3
Tous pays: 230

Résumé

Le cancer colorectal métastatique est un cancer avancé de l’intestin qui peut se propager à d’autres organes. Chez environ la moitié des patients, certains gènes clés (KRAS, NRAS, BRAF) ne présentent pas de mutation ciblable, ce qui limite les traitements possibles. Le traitement initial combine généralement une chimiothérapie avec des médicaments qui ciblent certaines protéines des cellules cancéreuses.


Lorsque ce traitement cesse d’être efficace, les options sont limitées. L’amivantamab est un médicament qui bloque deux protéines importantes pour la croissance des cellules tumorales et stimule le système immunitaire. Des études préliminaires montrent que, lorsqu’il est associé à la chimiothérapie FOLFIRI, il peut aider à ralentir la progression de la maladie chez ces patients.


Cette étude clinique comparera l’amivantamab associé au FOLFIRI par rapport au cétuximab ou au bévacizumab associés au FOLFIRI, chez des patients adultes dont le cancer colorectal récidive, n’est pas résécable ou s’est propagé.


Les participants seront répartis de façon aléatoire entre 2 deux groupes :


Dans le groupe 1, les patients recevront l'amivantamab associé à une chimiothérapie dite FOLFIRI comprenant du 5-fluorouracile, de la leucovorine calcique ou de la lévoleucovorine, et l'irinotécan.


Dans le groupe 2, les patients recevront du cétuximab ou du bévacizumab, selon le choix du médecin, associé à la chimiothérapie FOLFIRI.


Les traitements sont poursuivis en absence de progression ou en absence d’autres critères d’arrêt. 


L’objectif principal est de comparer la durée pendant laquelle la maladie ne progresse pas ainsi que la survie des patients entre les deux groupes de traitement.


Cette étude internationale inclura environ 700 participants dans 225 centres à travers le monde, dont 3 centres situés en France.

Population cible

  • Type de cancer : Adénocarcinome du côlon ou du rectum récidivant, non résécable ou métastatique avec un statut KRAS, NRAS et BRAF sauvage
  • Sexe : hommes et femmes
  • Age : Supérieur ou égal à 18 ans.

Références de l'essai

Caractéristiques de l'essai

  • Type de l'essai : thérapeutique
  • Essai avec tirage au sort : Oui
  • Essai avec placebo : Non
  • Phase : 3
  • Etendue d'investigation : multicentrique - Monde

Contacts de l’essai

Coordinateur de l’essai

- COORDONNATEUR NON PRéSICé

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Détails plus scientifiques

Titre officiel de l’essai : Étude de phase III, randomisée, en ouvert, évaluant l’Amivantamab en association avec du FOLFIRI comparativement au Cétuximab ou Bévacizumab en association avec du FOLFIRI chez des participants atteints d’un cancer colorectal récidivant, non résécable ou métastatique, ayant reçu une chimiothérapie antérieure et porteurs de gènes KRAS/NRAS et BRAF non mutés (type sauvage).

Résumé à destination des professionnels : Cette étude de phase 3 randomisée évalue l’efficacité et la sécurité de l’amivantamab en association avec le protocole de chimiothérapie FOLFIRI, comparativement au cétuximab ou au bévacizumab associés au FOLFIRI, chez des patients ayant un cancer colorectal récidivant, non résécable ou métastatique, porteurs de gènes KRAS/NRAS et BRAF de type sauvage, et ayant reçu une chimiothérapie antérieure.<p><br></p>Les patients sont randomisés en 2 bras :<p><br></p>- Bras A : les patients recevront de l'amivantamab associé au traitement FOLFIRI comprenant le 5-fluorouracile, l'acide folinique et l’irinotécan. Les traitements sont administrés selon des cures de 28 jours, jusqu’à progression radiographique de la maladie ou jusqu’à l’atteinte d’autres critères d’arrêt définis par le protocole.<p><br></p>- Bras B : les patients recevront du cétuximab ou du bévacizumab associé au FOLFIRI. Les traitements sont administrés selon des cures de 28 jours, jusqu’à progression radiographique de la maladie ou jusqu’à l’atteinte d’autres critères d’arrêt définis par le protocole.<p><br></p>L’objectif principal de l’étude est de comparer la survie sans progression (SSP), évaluée par une revue centralisée indépendante en aveugle (RCIA), ainsi que la survie globale (SG), entre le bras amivantamab + FOLFIRI et le bras cétuximab ou bévacizumab + FOLFIRI.<p><br></p>L’étude prévoit d’inclure environ 700 participants répartis dans 225 centres internationaux, dont 3 situés en France.

Objectif(s) principal(aux) : Comparer la survie sans progression (SSP) (évaluée par une RCIA) et la survie globale (SG) chez les participants traités par amivantamab + FOLFIRI, comparativement aux participants traités par cétuximab ou bévacizumab (au choix de l'investigateur) + FOLFIRI.

Objectifs secondaires :

  • Evaluer le taux de réponse objective, la durée de réponse et le taux de contrôle de la maladie (évalué par une RCIA).
  • Evaluer la survie sans progression, le taux de réponse ojective, la durée de réponse, le taux de contrôle de la maladie (évalué par l'investigateur).
  • Evaluer la survie sans progression après traitement ultérieur, le délai avant échec du traitement et le taux de résection curative.
  • Déterminer le nombre de participants présentant des événements indésirables (EI) selon leur gravité.
  • Déterminer le nombre de participants présentant des anomalies dans les valeurs de laboratoire.
  • Evaluer l'évolution du score par rapport à la valeur initiale du questionnaire de qualité de vie de l'Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (EORTC QLQ-C30).
  • Evaluer le délai d'aggravation des symptômes et du fonctionnement, mesuré par l'EORTC QLQ-C30.
  • Evaluer l'évolution du score au questionnaire de qualité de vie de l'Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (EORTC QLQ-C29) par rapport à la valeur initiale.
  • Evaluer le délai d'aggravation des symptômes et du fonctionnement, mesuré par le score EORTC QLQ-C29.
  • Evaluer la charge globale des effets secondaires mesurée par le score de l'item 168 de l'échelle de l'Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (EORTC).

Critères d’inclusion :

  • Âge ≥ 18 ans.
  • Patient présentant un adénocarcinome du côlon ou du rectum, confirmé par analyses histologiques ou cytologiques. Les participants doivent présenter un cancer récidivant, non résécable ou métastatique.
  • Patient ayant reçu un diagnostic de tumeur avec un statut KRAS, NRAS et BRAF de type sauvage par des tests effectués dans un laboratoire local.
  • Patient ayant reçu 1 ligne de traitement systémique pour le cancer colorectal métastatique (CCRm), avec une progression de la maladie pendant ou après cette ligne de traitement, documentée par radiographie. Le schéma doit être une thérapie à base de fluoropyrimidine et d'oxaliplatine.
  • Maladie mesurable selon RECIST version 1.1.
  • Patient ayant accepté de fournir un échantillon de tissu tumoral frais ou archivé après progression depuis le dernier traitement, si cela est cliniquement possible.
  • Statut ECOG ≤ 1.
  • Fonctionnement adéquat des organes et de la moelle osseuse.

Critères de non inclusion :

  • Patient présentant une absence totale connue d’activité de DPD.
  • Antécédents de maladie cardiovasculaire significative sur le plan clinique.
  • Patient atteint d'une maladie non contrôlée.
  • Patient dont le statut dMMR/MSI-H est connu et qui n'a pas reçu de traitement par immunothérapie, ou atteint d’une tumeur avec amplification connue (HER2-positif).
  • Patient ayant été exposé à l'irinotécan, à un agent ciblant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) ou la transition épithéliale mésenchymateuse (MET).
  • Allergie connue ou hypersensibilité au produit à l’étude ou à l’un de ces excipients.
  • Antécédents médicaux de pneumopathie interstitielle diffuse (PID) non infectieuse / pneumopathie / fibrose pulmonaire ou présence actuelle d'une PID / pneumopathie / fibrose pulmonaire, ou lorsque la suspicion de PID / pneumopathie / fibrose pulmonaire ne peut être exclue par imagerie lors du dépistage.

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