Etude MEVPRO 2 : étude de phase 3 randomisée, visant à évaluer l'efficacité du mevrometostat (PF 06821497) associé à l’enzalutamide par rapoport à un placebo associé à l’enzalutamide, chez des patients ayant un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration hormonale.

Type(s) de cancer(s) :

  • Adénocarcinome de la prostate métastatique

Spécialité(s) :

  • Chimiothérapie
  • Thérapies Ciblées

Sexe :

hommes

Catégorie âge :

Supérieur ou égal à 18 ans.

Promoteur :

Pfizer

Etat de l'essai :

ouvert aux inclusions

Avancement de l'essai :

Ouverture prévue le : -
Ouverture effective le : 22/10/2024
Fin d'inclusion prévue le : 02/12/2026
Fin d'inclusion effective le : -
Dernière inclusion le : -
Nombre d'inclusions prévues:
France: 48
Tous pays: 900
Nombre d'inclusions faites :
France: -
Tous pays: -
Nombre de centre prévus :
France: 10
Tous pays: 30

Résumé

Le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (mCRPC) est un cancer de la prostate avancé qui s’est propagé ailleurs dans le corps (métastases), et qui continue à progresser malgré un taux de testostérone fortement abaissé grâce à un traitement hormonal. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez l’homme avec environ 50 000 nouveaux cas pan an en France. 
Les patients peuvent être traités par radiothérapie, chimiothérapie ou hormonothérapie. Comme ce type de cancer ne répond pas aux traitements standards, il est nécessaire de développer de nouveaux traitements efficaces pour améliorer le traitement des patients. 
Le mévrometostat est un médicament en cours de développement qui vise à traiter certains cancers. Il agit en bloquant une enzyme (EZH2) qui joue un rôle important dans la prolifération cellulaire et dont les cellules cancéreuses se servent pour se développer et se protéger.
Cette étude cherche à démontrer que le mevrometostat (PF 06821497) associé à l’enzalutamide (traitement standard) offre un bénéfice clinique supérieur par rapport au placebo associé à l’enzalutamide. 
Cette étude est divisée en 4 étapes : phase de sélection des patients, phase de randomisation, phase de traitement et phase de suivi de sécurité et long terme. 
Les patients seront répartis de façon aléatoire dans 2 groupes : 
Dans le groupe 1, les patients recevront du mevrometostat associé à l’enzalutamide. 
Dans le groupe 2, les patients recevront un placebo associé à l’enzalutamide. 
Les patients et leurs soignants ne seront pas informés du traitement reçu. 
Le traitement sera poursuivi jusqu’à la progression ou la survenue d’une intolérance au traitement.
Après la fin de la phase de traitement, un suivi de la sécurité sera mis en place jusqu’à 28 à 35 jours après l’arrêt définitif de l’intervention à l’étude ou avant l’instauration d’un nouveau médicament anticancéreux ou expérimental selon la première éventualité.  
Après la phase de suivi de sécurité, les patients entreront dans une période de suivi à long terme. Au cours de cette période, des données d’efficacité et de sécurité seront collectées toutes les 12 semaines à partir de la dernière dose de traitement administrée. Cette phase de suivi à long terme se poursuivra jusqu’à la fin d’étude décidée par le promoteur ou la sortie d’étude prématurée du patient.
Au cours de 2 dernières étapes (suivi de sécurité et suivi à long terme), un comité d’adjudication évaluera les résultats radiologiques du patient jusqu’à la confirmation de la progression radiologique de la maladie.

Population cible

  • Type de cancer : Adénocarcinome de la prostate métastatique
  • Sexe : hommes
  • Age : Supérieur ou égal à 18 ans.

Références de l'essai

Caractéristiques de l'essai

  • Type de l'essai : thérapeutique
  • Essai avec tirage au sort : Oui
  • Essai avec placebo : Oui
  • Phase : 3
  • Etendue d'investigation : multicentrique - Monde

Contacts de l’essai

Coordinateur de l’essai

- COORDONNATEUR NON PRéSICé

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Détails plus scientifiques

Titre officiel de l’essai : Une étude de phase 3, randomisée, en double avuegle et contrôlée par placebo du PF 06821497 (mevrometostat) avec l’enzalutamide dans le cadre d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration.

Résumé à destination des professionnels : Il s’agit d’une étude de phase 3, randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, multicentrique, visant à démongtrer que le mevrometostat (PF 06821497) associé à l’enzalutamide offre un bénéfice clinique supérieur par rapport au placebo associé à l’enzalutamide. Elle s’adresse à des patients ayant un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration et n’ayant pas reçu au préalable de traitement hormonale de nouvelle génération (inhibiteurs de la voie de signalisation des récepteurs androgènes -ARSI) ou abiratérone) ou de traitement par chimiothérapie. Les patients seont randomisés entre 2 bras :  - Bras A : les patients recevront du mevrometostat associé à l’enzalutamide jusqu’à la progression de la maladie ou la survenue d’une toxicité inacceptable - Bras B : les patients recevront un placebo associé à l’enzalutamide jusqu’à la progression de la maladie ou la survenue d’une toxicité inacceptable Après la fin de la phase de traitement, un suivi de la sécurité sera mis en place jusqu’à 28 à 35 jours après l’arrêt définitif de l’intervention à l’étude ou avant l’instauration d’un nouveau médicament anticancéreux ou expérimental selon la première éventualité.   Après la phase de suivi de sécurité, les patients seront suivi à long terme. Au cours de cette période, des données d’efficacité et de sécurité seront collectées toutes les 12 semaines à partir de la dernière dose de traitement administrée. Cette phase de suivi à long terme sera poursuivi jusqu’à la fin d’étude décidée par le promoteur ou la sortie d’étude prématurée du patient.  Au cours de 2 dernières étapes (suivi de sécurité et suivi à long terme), un comité d’adjudication évaluera en aveugle les résultats radiologiques du patient jusqu’à la confirmation de la progression radiologique de la maladie. 

Objectif(s) principal(aux) : Démontrer que le mevrometostat en association avec l’enzalutamide est supérieur au placebo en association avec l’enzalutamide pour prolonger la survie sans progression radiographique (SSPr).

Objectifs secondaires :

  • Démontrer que le mevrometostat en association avec l’enzalutamide est supérieur au placebo en association avec l’enzalutamide pour prolonger la survie globale (SG).
  • Démontrer que le mevrometostat en association avec l’enzalutamide est supérieur au placebo en association avec l’enzalutamide pour prolonger le délai jusqu’à la progression de la douleur (time to pain progression, TTPP).
  • Évaluer l’activité antitumorale.
  • Comparer la sécurité et la tolérance entre le bras de traitement et le bras témoin.
  • Évaluer la relation entre la charge de l’ADNtc (ADN tumoral circulant) et le résultat.
  • Évaluer la pharmacocinétique du mevrometostat en association avec l’enzalutamide.
  • Comparer les PRO (résultats rapportés par les patients) entre le bras de traitement et le bras témoin.

Critères d’inclusion :

  • Homme d’âge ≥ 18 ans.
  • Adénocarcinome de la prostate confirmé par examen histologique ou cytologique sans caractéristiques à petites cellules.
  • Maladie métastatique dans les os (selon les critères PCWG3) ou dans les tissus mous (selon les critères RECIST v1.1).
  • Castration chirurgicale ou médicale, avec un taux sérique de testostérone ≤ 50 ng/dL (≤ 1,73 nmol/L) lors de la sélection.
  • Maladie évolutive dans le cadre d’une castration médicale ou chirurgicale : progression de l’antigène prostatique spécifique (PSA) et/ou progression de la maladie des tissus mous selon les critères RECIST v1.1 et/ou progression de la maladie osseuse selon les critères PCWG3.
  • Avant la randomisation : un retour à la sévérité initiale ou au grade CTCAE ≤ 1 des effets aigus de tout traitement antérieur doit être observé.
  • Statut de performance ECOG ≤ 1 avec une espérance de vie d’au moins 12 mois.
  • Fonction rénale : débit de filtration glomérulaire ≥ 45 mL/min/1,73m² (selon la formule MDRD).
  • Fonction hépatique : bilirubine totale < 1,5 x LSN et transaminases ≤ 2,5 x LSN.
  • Fonction hématologique : hémoglobine > 9 g/dL, polynucléaires neutrophiles ≥ 1,5 x 10^9/L, plaquettes ≥ 100 x 10^9/L.
  • Consentement éclairé signé.

Critères de non inclusion :

  • Antécédent connus de maladie chronique du foie.
  • Antécédent connus de maladie gastro-intestinale inflammatoire active, de diarrhée chronique, de précédente gastrectomie ou gastroplastie par anneau gastrique ajustable.
  • Maladie cardiovasculaire cliniquement significative.
  • Métastases cérébrales connues ou suspectées ou maladie leptoméningée active.
  • Compression médullaire symptomatique ou imminente ou syndrome de la queue de cheval.
  • Maladie péridurale, maladie du canal rachidien ou antécédent d’atteinte de la colonne vertébrale.
  • Antécédent de crise d’épilepsie.
  • Antécédent de syndrome myélodysplasique, de leucémie myéloïde aiguë ou de toute autre tumeur maligne antérieure.
  • Patients naïfs de tout traitement au stade du cancer de la prostate résistant à la castration métastatique (CPRCm) : pas d’antécédents de chimiothérapie cytotoxique ou d’inhibiteurs de la voie de signalisation des récepteurs androgènes (ARSI) ou d’acétate d’abiratérone.
  • Antécédent de traitement par opioïdes pour les douleurs liées au cancer primitif de la prostate ou aux métastases dans les 28 jours précédant la randomisation.
  • Antécédent d’administration d’un produit expérimental (médicament ou vaccin) dans les 30 jours ou les 5 demi-vies précédant l’administration de la première dose de l’intervention à l’étude (selon l’éventualité la plus courte).
  • Utilisation actuelle d’inhibiteurs et inducteurs puissants connus du CYP3A4/5 dans les 10 jours ou 5 demi-vies, selon la période la plus longue, précédant la randomisation.
  • Chirurgie majeure ou radiothérapie localisée palliative survenue dans les 14 jours précédant la randomisation.
  • Sérologie VIH positive.
  • Sérologie VHB positive.
  • Sérologie VHC positive.
  • Toute affection médicale ou psychiatrique, dont des idées ou comportements suicidaires récents (au cours de l’année écoulée) ou actifs ou anomalies de laboratoire qui feraient du patient un candidat inapproprié pour l’étude.
  • Personnel du centre d’investigation intervenant directement dans la réalisation de l’étude, et membres de leur famille, autres membres du personnel du centre supervisés par l’investigateur, et employés du promoteur et de ses délégués intervenant directement dans la réalisation de l’étude, et membres de leur famille.

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