Etude M25-204 : étude de phase 2, randomisée, évaluant l’efficacité du livmoniplimab en association avec le budigalimab par rapport à une chimiothérapie, chez des patients ayant un carcinome urothélial métastatique.

Type(s) de cancer(s) :

  • Carcinome urothélial métastatique

Spécialité(s) :

  • Chimiothérapie
  • Immunothérapie - Vaccinothérapie

Sexe :

hommes et femmes

Catégorie âge :

Supérieur ou égal à 18 ans.

Promoteur :

AbbVie

Etat de l'essai :

abandon

Avancement de l'essai :

Ouverture prévue le : -
Ouverture effective le : 20/01/2025
Fin d'inclusion prévue le : 15/08/2028
Fin d'inclusion effective le : -
Dernière inclusion le : -
Nombre d'inclusions prévues:
France: -
Tous pays: 150
Nombre d'inclusions faites :
France: -
Tous pays: -
Nombre de centre prévus :
France: -
Tous pays: 14

Résumé

Deux nouveaux médicaments, appelés livmoniplimab et budigalimab, ont été développés pour traiter les patients atteints d’un carcinome urothélial métastatique, c’est-à-dire un cancer de la vessie et des voies urinaires qui s’est propagé dans d’autres parties du corps. Ces médicaments sont expérimentaux et ne sont pas encore autorisés par les autorités européennes (EMA : Agence Européenne des Médicaments) et françaises (ANSM : Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé). 
Le budigalimab fait partie d’une classe de médicaments appelés « inhibiteurs de PD-1 », ou « inhibiteurs de points de contrôle immunitaire ». PD-1 est une protéine présente à la surface de certaines cellules immunitaires et lorsqu’elle est liée à une protéine partenaire appelée « PD-L1 », elle envoie un signal aux cellules immunitaires, qui empêche le système immunitaire de tuer les cellules cancéreuses. Les inhibiteurs de PD-1 empêchent celle-ci de se lier à PD-L1, sa protéine partenaire, et, par conséquent, l’envoi du signal. Les cellules immunitaires peuvent ainsi tuer les cellules cancéreuses. Le budigalimab est un nouvel inhibiteur de PD-1 qui pourrait permettre au système immunitaire de reconnaître les cellules de la tumeur et de déclencher une réponse contre celle-ci.
Le limoniplimab est un médicament qui se lie aux protéines GARP (Glycoprotein-A Repetitions Predominant ou Glycoprotéine A Répétitive Prédominante) présentes à la surface de cellules immunitaires. Les protéines GARP forment un complexe avec le TGF-bêta (facteur de croissance transformant bêta ou transforming growth factor bêta), qui est une protéine fabriquée notamment par les cellules du système immunitaire. Lorsqu'il est libéré, le TGF-bêta actif agit sur les lymphocytes T régulateurs pour aider les cellules cancéreuses à se cacher du système immunitaire et favorise la croissance et la propagation de tumeurs. Le livmoniplimab, en se liant à la protéine GARP, bloque la libération du TGF-bêta actif et empêcherait les cellules cancéreuses d’échapper au système immunitaire. 
L’association du livmoniplimab et du budigalimab permettrait d’améliorer la réponse immunitaire contre le cancer.
L'objectif de cette étude est d'évaluer la sécurité d’emploi et l’efficacité du livmoniplimab associé au budigalimab par rapport à une chimiothérapie standard et d'identifier la dose recommandée pour l’étude de phase 3.  
Les patients seront répartis de façon aléatoire dans 3 groupes. 
Dans le groupe 1, les patients recevront du livmoniplimab à la dose de 400mg associé au budigalimab.  
Dans le groupe 2, les patients recevront du livmoniplimab à la dose de 1200mg associé au budigalimab. 
Dans le groupe 3, les patients recevront une chimiothérapie laissée au choix du médecin (docétaxel, paclitaxel ou gemcitabine). 
Les traitement seront répété toutes les 3 semaines jusqu'à 35 cures (2 ans) ou fin d'étude pour le groupe 1 et 2, ou jusqu'à fin du traitement pour le groupe 3.
Les patients seront contactés toutes les 12 semaines par le médecin ou le personnel de l’étude après la visite de fin de traitement, la visite de suivi de la sécurité ou la visite de suivi de l’efficacité selon la dernière éventualité pour collecter des informations sur les traitements anticancéreux reçus et sur le suivi de la survie jusqu’au décès. 
L’efficacité, la sécurité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique seront évalués à des moments précis au cours de l’étude. 

Population cible

  • Type de cancer : Carcinome urothélial métastatique
  • Sexe : hommes et femmes
  • Age : Supérieur ou égal à 18 ans.

Références de l'essai

Caractéristiques de l'essai

  • Type de l'essai : thérapeutique
  • Essai avec tirage au sort : Oui
  • Essai avec placebo : Non
  • Phase : 2
  • Etendue d'investigation : multicentrique - Monde

Contacts de l’essai

Coordinateur de l’essai

- COORDONNATEUR NON PRéSICé

,
,

Détails plus scientifiques

Titre officiel de l’essai : Étude de phase 2, en ouvert, randomisée, évaluant le livmoniplimab en association avec le budigalimab par rapport à une chimiothérapie chez des patients atteints d’un carcinome urothélial métastatique.

Résumé à destination des professionnels : Il s'agit d'une étude de phase 2 randomisée, et multicentrique. Elle s’adresse à des patients ayant un carcinome urothélial métastatique ayant progressé sous un traitement antérieur par inhibiteur de point de contrôle. Elle vise à évaluer la sécurité d’emploi et l’efficacité du livmoniplimab associé au budigalimab par rapport à une chimiothérapie standard et à identifier la dose recommandée pour l’étude de phase 3.   Les patients sont randomisés en 3 bras :  - Bras A : les patients reçoivent du livmoniplimab 400mg en IV associé au budigalimab.   - Bras B : les patients reçoivent du livmoniplimab 1200mg en IV associé au budigalimab.  - Bras C : les patients reçoivent une chimiothérapie en IV selon le choix du médecin (docétaxel, paclitaxel ou gemcitabine).  Le traitement est administré lors de cures de 3 semaines. Pour les bras A et B, le traitement est poursuivi jusqu'à 35 cures (environ 2 ans) ou jusqu'à apparition d'un critère de fin d’étude. Pour le bras C, le traitement s’arrête lorsqu’un critère de fin d’étude est rempli ou lorsque la durée de traitement définie dans la pratique clinique courante est atteinte.  Les patients sont contactés toutes les 12 semaines par le médecin ou le personnel de l’étude après la visite de fin de traitement, la visite de suivi de la sécurité ou la visite de suivi de l’efficacité selon la dernière éventualité pour collecter des informations sur les traitements anticancéreux reçus et sur le suivi de la survie jusqu’au décès.  L’efficacité, la sécurité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique sont évalués à des moments précis au cours de l’étude. 

Objectif(s) principal(aux) : Optimiser la dose de livmoniplimab en association avec le budigalimab et identifier la dose recommandée pour la phase 3.

Objectifs secondaires :

  • Evaluer l’efficacité du livmoniplimab en association avec le budigalimab, mesurée par la survie sans progression (SSP), la meilleure réponse globale (MRG) de réponse complète (RC)/réponse partielle (RP) et la durée de réponse (DR).
  • Evaluer la sécurité d’emploi, la tolérance, la pharmacocinétique (PK) et l’immunogénicité du livmoniplimab en association avec le budigalimab.

Critères d’inclusion :

  • Âge ≥ 18 ans.
  • Carcinome urothélial confirmé par examen histologique ou cytologique.
  • Maladie métastatique documentée par examen radiologique.
  • Patient ayant présenté une progression radiologique ou une rechute sous inhibiteur de point de contrôle (anti-PD-1 ou anti-PD-L1) dans un contexte métastatique adjuvant ou néo-adjuvant.
  • Traitement d’au moins 2 cycles d’anti-PD-1 ou anti-PD-L1.
  • Si patient éligible au traitement thérapeutique contenant du platine : antécédent d’un schéma thérapeutique contenant du platine dans un contexte métastatique localement avancé, néoadjuvant ou adjuvant.
  • Carcinome ayant au moins 1 lésion mesurable selon les critères RECIST v1.1.
  • Espérance de vie ≥ 3 mois.
  • Consentement éclairé signé.
  • Test de grossesse sérique ou urinaire négatif pour les femmes en âge de procréer.
  • Contraception efficace pour les femmes et les hommes en âge de procréer.
  • Affiliation à un régime de sécurité sociale.
  • Patient disposé et capable de se conformer au protocole pendant toute la durée de l'étude.

Critères de non inclusion :

  • Patient ayant reçu plus d’un schéma chimiothérapeutique pour le traitement d’un cancer urothélial en situation métastatique.
  • Patient ayant reçu plus d’un conjugué anticorps médicament (ADC) dans un contexte métastatique.
  • Patient ayant reçu une radiothérapie dans les 28 jours qui précèdent la première dose de traitement à l’étude, ou n’ayant pas récupéré d’effets indésirables causés par la radiothérapie.
  • Antécédent de tumeurs malignes, à l’exception des cancers basocellulaires ou spinocellulaire de la peau traités, des carcinomes cervicaux in situ sans signe de maladie ou des tumeurs malignes avec un traitement curatif et sans signes de récidive dans les 5 ans suivant le début de traitement.
  • Antécédent de greffe allogénique de cellules souches ou antécédent de transplantation d’organes solides.
  • Femme enceinte ou en cours d'allaitement.
  • Dons de cellules reproductives au cours de la participation à l’étude et jusqu’à 5 mois après la dernière dose de traitement.
  • Participation à une autre étude interventionnelle.

Carte des établissements