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Vaccination contre les HPV : les professionnels de santé, acteurs clés pour informer les familles

Collège François 1er, Villers-Cotterêts ©Antoine Doyen / Mirage Collectif

À l’approche de la nouvelle campagne de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) dans les collèges, l’Institut national du cancer rappelle le rôle essentiel des professionnels de santé pour informer les parents, les adolescents et les jeunes adultes sur les bénéfices de ce vaccin.

Les infections à papillomavirus humains (HPV) sont très fréquentes. Elles peuvent persister et être à l’origine de cancers du col de l’utérus, de l’anus, de la vulve, du vagin, du pénis ou de la sphère ORL. Or la vaccination permet de prévenir une grande partie de ces cancers, notamment ceux du col de l’utérus et de l’anus. Recommandée entre 11 et 14 ans, elle peut désormais faire l’objet d’un rattrapage jusqu’à 26 ans chez les jeunes non vaccinés.

En France, la couverture vaccinale progresse mais reste encore loin de l’objectif de 80% fixé à l’horizon 2030. En 2025, 50,7% des filles et 32,1% des garçons de 16 ans avaient reçu un schéma vaccinal complet. Chez les jeunes de 15 ans, 61,6% des filles et 46% des garçons avaient reçu au moins une dose.

"La mobilisation des professionnels de santé est déterminante pour protéger davantage les adolescents et jeunes adultes", appuie le Pr Claude Linassier, directeur du pôle prévention, organisation et parcours de soins à l’Institut national du cancer. "Augmenter la couverture vaccinale permettra de réduire le risque de cancers HPV-induits, qui touchent chaque année 7 130 nouvelles personnes."

Pour aider les professionnels de santé à engager le dialogue et répondre aux questions des familles, l’Institut met à leur disposition plusieurs outils : un espace dédié sur Cancer.fr, un dépliant présentant les arguments clés sur la vaccination contre les HPV et des affiches pour leurs salles d’attente. Ces ressources apportent des repères sur l’efficacité et la sécurité de la vaccination, ainsi que des éléments concrets pour accompagner la décision vaccinale.

Bon à savoir

Au Royaume-Uni, une étude publiée en juin 2026 dans The Lancet souligne qu’aucun décès par cancer du col de l’utérus n’a été enregistré entre 2020 et 2024 chez les femmes âgées de 20 à 24 ans, une génération vaccinée à près de 90% dès l’âge de 12-13 ans. Les travaux montrent aussi que près de 200 décès ont été évités depuis l’introduction du vaccin contre les HPV en 2008.