Deux cancers gynécologiques : ovaire et col de l'utérus

L'incidence et la mortalité des cancers de l'ovaire et du col de l'utérus connaissent une stabilité, voire une diminution (ovaire). Ces deux localisations confondues, on estime à 640 cas le nombre de cancers attribuables à la défavorisation sociale en France en 2012.

Les cancers de l'ovaire et du col de l'utérus en chiffres

Cancer de l'ovaire

  • 5 348 nouveaux cas en 2023
  • Âge médian au diagnostic : 70 ans
  • Évolution du taux d'incidence entre 2019 et 2023 : -0,8% par an
  • 3 420 décès en 2023 
  • Taux de mortalité : -1,4% par an en moyenne pour les cas diagnostiqués entre 2019 et 2023
  • Survie nette standardisée à 5 ans pour les femmes diagnostiquées entre 2010 et 2015 : 43%

Cancer du col de l'utérus

  • 3 159 nouveaux cas en 2023
  • Âge médian au diagnostic : 55 ans
  • Évolution du taux d'incidence entre 2019 et 2023 : 0% par an
  • 755 décès en 2023 
  • Taux de mortalité : -3% par an en moyenne pour les cas diagnostiqués entre 2019 et 2023
  • Survie nette standardisée à 5 ans pour les femmes diagnostiquées entre 2010 et 2015 : 63%

Dépistage et prévention

Cancers de l'ovaire

Les cancers de l’ovaire provoquent peu de symptômes. Ainsi, la grande majorité des patientes sont
diagnostiquées à un stade avancé de leur cancer. Certains facteurs sont considérés comme protecteurs : la contraception orale, la grossesse, la ligature ou l’ablation des trompes. D'autres facteurs sont connus comme à risque : antécédents personnels et familiaux, nulliparité, surpoids ou obésité, règles précoces, ménopause tardive.

Cancers du col de l'utérus

90% des cancers du col de l’utérus peuvent être évités grâce au dépistage des lésions précancéreuses. La vaccination des filles et des garçons âgés de 11 à 14 ans permet de se protéger contre les papillomavirus humains (HPV), principal facteur de risque de ces cancers.

Les autres facteurs de risque connus sont des rapports sexuels à un âge précoce, la multiplicité des partenaires, la multiparité, le tabagisme, l'usage d'une contraception orale (pilule œstroprogestative), l'immunosuppression ou certaines infections (par exemple le VIH).