Etude RIBOLARIS : étude de phase 2, évaluant l’efficacité à long terme d’une hormonothérapie néoadjuvante/adjuvante associée au ribociclib, chez des patients ayant un cancer du sein ER+/HER2- de risque élevé et une réponse biologique à une chirurgie (score ROR faible).

Type(s) de cancer(s) :

  • Carcinome du sein HER2- ER+ stade 2 invasif

Spécialité(s) :

  • Thérapies Ciblées
  • Hormonothérapie

Sexe :

hommes et femmes

Catégorie âge :

Supérieur ou égal à 18 ans.

Promoteur :

SOLTI Breast Cancer Research Group

Etat de l'essai :

clos aux inclusions

Avancement de l'essai :

Ouverture prévue le : -
Ouverture effective le : 01/08/2028
Fin d'inclusion prévue le : 01/07/2030
Fin d'inclusion effective le : 14/05/2025
Dernière inclusion le : 14/05/2025
Nombre d'inclusions prévues:
France: -
Tous pays: 1100
Nombre d'inclusions faites :
France: -
Tous pays: 1100
Nombre de centre prévus :
France: 33
Tous pays: 51

Résumé

Le cancer du sein à récepteurs hormonaux positifs (HR +) fait référence aux cancers dans lesquels les cellules cancéreuses possèdent des récepteurs (protéines situées à l'extérieur de la cellule) qui peuvent recevoir des signaux d'hormones qui stimulent leur croissance.
Les traitements qui visent à bloquer ses récepteurs (hormonothérapie) permettent de réduire le risque de récidive et d’améliorer la survie. Cependant certains groupes de cancers ont des caractéristiques qui leur confèrent un risque intermédiaire ou élevé de récidive généralement incurables.
Il est donc nécessaire d’améliorer le pronostic de ces patients et d’identifier les cancers du sein de risque élevé avec des caractéristiques qui n’ont pas réellement besoin d’une chimiothérapie pour éviter ses effets nocifs à court et long termes.
Cette étude RIBOLARIS vise à évaluer si la chimiothérapie pourrait être évitée chez les patientes ayant d'un cancer du sein primitif ER+ et récepteur HER2- à haut risque initial après une bonne réponse à 6 mois de traitement avant chirurgie par létrozole - ribociclib en poursuivant ce traitement aussi après la chirurgie.
Tous les patients recevront du létrozole associé au ribociclib en traitement néoadjuvant (avant opération). Le traitement consistera en six cures de 28 jours associant létrozole et ribociclib. Les patientes préménopausées et les hommes auront, en supplément, des agonistes de la LHRH mensuels tout au long de l’étude, en commençant au moins deux semaines avant le début du traitement.
Une fois le traitement néoadjuvant terminé, les patients seront opérés. Des échantillons chirurgicaux du tissu tumoral résiduel (ou de la région du sein où se trouvait la tumeur en cas de réponse complète) seront prélevés.
Après opération les patients qui auront une bonne réponse au traitement précédent recevront une radiothérapie adjuvante (après opération) et les autres une chimiothérapie.
Après une récupération optimale du traitement post opération tous les patients recevront de nouveau le traitement par ribociclib et létrozole (hormonothérapie) pendant 30 mois (environ 33 cures) avec une visite toutes les 3 cures. Le traitement par hormonothérapie doit durer au moins 5 ans.
Après le traitement ribociclib les visites seront espacées à tous les 6 mois jusqu’ à 5 ans après la dernière chirurgie.
Des prélèvements sanguins seront effectués lors du dépistage, de la 2e cure, avant et après l'intervention, et tous les six mois suivant l’opération. Des prélèvements sanguins seront également effectués en cas de récidive.

Population cible

  • Type de cancer : Carcinome du sein HER2- ER+ stade 2 invasif
  • Sexe : hommes et femmes
  • Age : Supérieur ou égal à 18 ans.

Références de l'essai

Caractéristiques de l'essai

  • Type de l'essai : thérapeutique
  • Essai avec tirage au sort : Non
  • Essai avec placebo : Non
  • Phase : 2
  • Etendue d'investigation : multicentrique - Europe

Contacts de l’essai

Coordinateur de l’essai

- COORDONNATEUR NON PRéSICé

,
,

Détails plus scientifiques

Titre officiel de l’essai : Ribociclib néoadjuvant et adjuvant et traitement endocrinien pour le cancer du sein à risque clinique élevé, positif aux récepteurs aux œstrogènes (ER+) et négatif à HER2 (HER2-).

Résumé à destination des professionnels : Il s'agit d'une étude de phase 2 internationale multicentrique ouverte menée auprès d'hommes et de femmes ayant un cancer du sein primaire opérable ER+/HER2-, ki67≥20%, de grade 2 ou 3 et de stade 2, visant à évaluer l'innocuité et l'efficacité à long terme d'un traitement non chimiothérapeutique chez les patients biologiquement répondeurs au ribociclib et au létrozole néoadjuvants. Tous les patients reçoivent du létrozole associé au ribociclib en traitement néoadjuvant. Le traitement consistera en six cures de 28 jours associant létrozole (2,5 mg en continu) et ribociclib (600 mg/jour ; 3 semaines sur 4). Les patientes préménopausées et les hommes, reçoivent en supplément des agonistes de la LHRH mensuels tout au long de l’étude, en commençant au moins deux semaines avant le début du traitement. Une fois le traitement néoadjuvant terminé, les patients sont opérés. Des échantillons chirurgicaux du tissu tumoral résiduel (ou du lit tumoral en cas de réponse pathologique complète [pCR]) sont prélevés, que le traitement néoadjuvant soit terminé ou non. Le traitement adjuvant est ensuite décidé en fonction du ROR évalué de manière centralisée et du stade pathologique après la chirurgie. Les patients répondeurs reçoivent une radiothérapie adjuvante et les non répondeurs une chimiothérapie. Après une récupération optimale du traitement adjuvant tous les patients reçoivent de nouveau le traitement par ribociclib (400 mg/jour&nbsp;; 3 semaines sur 4) et létrozole pendant 30 mois (environ 33 cures) avec une visite toutes les 3 cures. Le traitement par hormonothérapie doit durer au moins 5 ans. Après le traitement ribociclib les visites sont espacées à tous les 6 mois jusqu’ à 5 ans après la dernière chirurgie. Le traitement hormonal adjuvant des patients qui progressent au cours du traitement néoadjuvant par ribociclib est à la discrétion de l'investigateur. Des prélèvements sanguins pour l'ADNct sont effectués lors du dépistage, de la 2<sup>e</sup> cure, avant et après l'intervention, et tous les six mois pendant la période adjuvante. Des prélèvements sanguins sont également effectués en cas de récidive.

Objectif(s) principal(aux) : Évaluer l’efficacité à long terme d’une endocrinothérapie néoadjuvante/adjuvante associée au ribociclib chez des patients présentant un cancer RE+/HER2- de risque élevé et une réponse biologique à une chirurgie.

Objectifs secondaires :

  • Évaluer l’efficacité du ribociclib et d’une endocrinothérapie lors d’un traitement néoadjuvant.
  • Évaluer l’efficacité à long terme d’une endocrinothérapie néoadjuvante/adjuvante associé ribociclib chez des patients présentant un cancer RE+/ HER2- de risque élevé et une réponse biologique insuffisante à une chirurgie.
  • Évaluer l’innocuité et la tolérance du traitement expérimental et de son traitement standard correspondant.

Critères d’inclusion :

  • Hommes ≥ 18 ans et femmes ≥ 40 ans.
  • Préménopause ou postménopause.
  • Carcinome du sein HER2- ER+ stade 2 invasif confirmé histologiquement par un pathologiste.
  • Marquage RE positif >10%, de grade 2 ou 3.
  • Indice Ki-67 analysé localement ≥ 20 % à partir des tissus tumoraux non traités et/ou un haut risque génomique.
  • Cancer du sein éligible à une chirurgie primaire.
  • Echantillons FFPE issu de biopsie (trocart) réalisée avant l’initiation du traitement disponibles pour l’évaluation PAM50.
  • Fonctions hématologique, rénale et hépatique appropriées.
  • Indice de performance (ECOG) ≤1.
  • Contraception efficace pour les patients en âge de procréer.
  • Affiliation à un régime de Sécurité Sociale.
  • Consentement éclairé signé.

Critères de non inclusion :

  • Traitement antérieur pour un cancer du sein invasif primitif.
  • Cancer du sein invasif bilatéral.
  • Biopsie des ganglions lymphatiques sentinelles réalisée avant le traitement de l’étude.
  • Syndrome de malabsorption ou autre affection qui interférant avec l’absorption entérique des médicaments à l’étude.
  • Score de Child-Pugh B ou C.
  • Maladie cardiaque active ou antécédents de dysfonctionnement cardiaque.
  • Infection active nécessitant des antibiotiques par voie IV.
  • Antécédents de pneumopathie toutes causes confondues.
  • Évènements thromboemboliques antérieurs non attribuables à un facteur déclencheur clair.
  • Infection VIH connue.
  • Toute maladie, dysfonctionnement, résultat donnant un soupçon raisonnable de contre indiquer l’utilisation d’un médicament expérimental, de compromettre le respect du protocole, d’affecter l’interprétation des résultats ou d’exposer le patient à un risque élevé de complications liées au traitement.
  • Antécédents de tumeurs excepté les cas suivants : aucune maladie pendant au moins 5 ans avec un faible risque de récidive et les cancers suivants : carcinome canalaire in situ, cancer in situ du col de l’utérus, cancers de la peau non mélaniques et non métastatiques.
  • Blessure traumatique importante ≤ 3 semaines.
  • Intervention chirurgicale majeure dans les 3 semaines précédant le début du traitement ou récupération incomplète des effets secondaires des interventions précédentes.
  • Prise de traitements ne pouvant être arrêté 7 jours avant le traitement tels que :
  • - Médicaments interdits sur les étiquettes du ribociclib, du létrozole, de la goséréline ou du décapeptyl.
  • - Médicaments à base de plantes ou compléments alimentaires.
  • - Médicaments présentant un risque connu d’allongement de l’intervalle QT ou de provoquer des torsades de pointe.
  • - Médicaments à fenêtre thérapeutique étroite et principalement métabolisés par le CYP3A4.
  • - Inhibiteurs puissants du CYP3A4, tels que les agrumes
  • - Inducteurs puissants du CYP3A4.
  • - Warfarine ou autre anticoagulant dérivé de la coumarine.
  • Traitement de substitution aux œstrogènes arrêté moins de 2 semaines avant le début du traitement expérimental.
  • Vaccins vivants dans les 30 jours précédant la première dose de l’étude.
  • Hypersensibilité connue à l'un des excipients du ribociclib, du létrozole, de la goséréline ou du décapeptyl (si homme ou préménopausique).
  • Participation à une précédente étude expérimentale ≤ 30 jours avant inclusion ou dans les 5 demi-vies du produit expérimental.
  • Incapacité ou refus d’avaler des comprimés.
  • Toute condition psychologique, familiale, sociologique ou géographique pouvant potentiellement entraver le respect du protocole d’étude et du calendrier de suivi.
  • Troubles psychiatriques ou de toxicomanie connus qui pourraient interférer avec la coopération aux exigences de l’essai.
  • Femme enceinte ou allaitante.
  • Personnes visées aux articles L. 1121-5 à L. 1121-8 et L1122-2 du code de la santé publique.

Carte des établissements