Etude MorningLyte : étude de phase 3, randomisée, évaluant l’efficacité et la tolérance du mosunetuzumab associé au lénalidomide par rapport à un anticorps monoclonal antiCD20 associé à une chimiothérapie, chez des patients ayant un lymphome folliculaire FLIPI 2-5 non préalablement traité.

Type(s) de cancer(s) :

  • Lymphome folliculaire FLIPI 2-5

Spécialité(s) :

  • Chimiothérapie
  • Immunothérapie - Vaccinothérapie

Sexe :

hommes et femmes

Catégorie âge :

Supérieur ou égal à 18 ans.

Promoteur :

The Lymphoma Academic Research Organisation (LYSARC)

Etat de l'essai :

ouvert aux inclusions

Avancement de l'essai :

Ouverture prévue le : 20/05/2024
Ouverture effective le : 17/05/2024
Fin d'inclusion prévue le : 20/05/2027
Fin d'inclusion effective le : -
Dernière inclusion le : -
Nombre d'inclusions prévues:
France: -
Tous pays: 790
Nombre d'inclusions faites :
France: -
Tous pays: -
Nombre de centre prévus :
France: 38
Tous pays: 49

Résumé

Pour les patients atteints d’un lymphome folliculaire, les approches de traitement de première intention consistent généralement à associer un anticorps monoclonal anti-CD20 à une chimiothérapie, souvent suivie d’un traitement d’entretien à base d’anticorps monoclonaux anti-CD20 pendant deux années supplémentaires. Malgré des taux de réponse et des durées de rémission encourageants, la plupart des patients finissent par rechuter. Il est donc nécessaire de trouver de nouvelles thérapies pour augmenter l’activité anti-tumorale et prolonger la rémission chez les patients atteints de LF non traité auparavant. De plus, les protocoles à base de chimiothérapie engendrent des toxicités substantielles à court et à long terme, soulignant la nécessité de nouvelles thérapies avec un profil de sécurité potentiellement amélioré. 
L'objectif de l'étude est de comparer l’efficacité et l’innocuité du mosunetuzumab en association avec le lénalidomide par rapport à un anticorps monoclonal anti-CD20 (mAb) plus chimiothérapie chez des patients ayant un lymphome folliculaire FLIPI 2-5 jamais traité. 
Cette étude comprendra une période de sélection (jusqu’à 6 semaines avant la randomisation), une période de traitement (30 mois), une période de suivi de sécurité (3 mois) et une période de suivi de la survie (jusqu’à 7 ans après le dernier patient randomisé). Le recrutement durera environ 34 mois. La durée totale de l’étude sera d’environ 10 ans.
Les patients seront répartis de façon aléatoire en 2 groupes.
Dans le groupe 1, les patients recevront un traitement d'induction par du mosunetuzumab SC, lors d'une cure de 3 semaines, puis pendant 11 cures, toutes les 4 semaines, en association avec le lénalidomide jusqu'à 47 semaines (environ 11 mois). Lors de la phase d'entretien, les patients recevront l'association de traitement pour un maximum de 9 cures supplémentaires, toutes le 8 semaines jusqu'à 72 semaines (environ 17 mois). Les patients devront commencer la phase d’entretien 7 à 8 semaines après le début de la dernière cure d’induction (C12).
Dans le groupe B, les patients recevront un traitement un anticorps monoclonal anti-CD20 assovcié à une chimiothérapie CHOP ou associ à la bendamustine, pendant 8 à 6 cures de 3 à 4 semaines, respectivement en fonction du groupe affecté (24 semaines, environ 5 mois) lors de la phase d’induction, et pour un maximum de 12 cures supplémentaires de 8 semaines lors de la phase d’entretien (96 semaines, environ 22 mois), jusqu’à environ 125 semaines (30 mois). Les patients devront commencer la phase d’entretien 6 à 7 ou 7 à 8 semaines après le début de la dernière cure d’induction (C8 ou C6).

Population cible

  • Type de cancer : Lymphome folliculaire FLIPI 2-5
  • Sexe : hommes et femmes
  • Age : Supérieur ou égal à 18 ans.

Références de l'essai

Caractéristiques de l'essai

  • Type de l'essai : thérapeutique
  • Essai avec tirage au sort : Oui
  • Essai avec placebo : Non
  • Phase : 3
  • Etendue d'investigation : multicentrique - Monde

Contacts de l’essai

Coordinateur de l’essai

Franck MORSCHHAUSER

1 rue Michel Polonovski,
59037 Lille,

http://www.chru-lille.fr

Scientifique de l'essai

Franck MORSCHHAUSER

1 rue Michel Polonovski,
59037 Lille,

http://www.chru-lille.fr

Contact public de l'essai

Franck MORSCHHAUSER

1 rue Michel Polonovski,
59037 Lille,

http://www.chru-lille.fr

Détails plus scientifiques

Titre officiel de l’essai : Etude de Phase III, randomisée, ouverte, internationale, multicentrique, évaluant l’efficacité et la tolérance du mosunetuzumab associé au lénalidomide versus un anticorps monoclonal antiCD20 associé à une chimiothérapie chez des patients atteints d’un lymphome folliculaire FLIPI 2-5 non préalablement traité.

Résumé à destination des professionnels : Il s'agit d'une étude de phase 3, randomisée, internationale, multicentrique visant à comparer l’efficacité et l’innocuité du mosunetuzumab en association avec le lénalidomide par rapport à un anticorps monoclonal anti-CD20 (mAb) plus chimiothérapie chez des patients ayant un lymphome folliculaire FLIPI 2-5 jamais traité.  Cette étude comprend une période de sélection (jusqu’à 6 semaines avant la randomisation), une période de traitement (30 mois), une période de suivi de sécurité (3 mois) et une période de suivi de la survie (jusqu’à 7 ans après le dernier patient randomisé). Le recrutement dure environ 34 mois. La durée totale de l’étude est d’environ 10 ans. Les patients sont randomisés en 2 bras : - Bras A (Bras expérimental) : les patients sont traités pendant 1 cure de 3 semaines par mosunetuzumab par voie SC, puis 11 cures de 4 semaines pour l’association mosunetuzumab/lénalidomide (47 semaines, environ 11 mois) pendant la phase d’induction, et pour un maximum de 9 cures supplémentaires de 8 semaines pendant la phase d’entretien (72 semaines, environ 17 mois), jusqu’à environ 125 semaines (30 mois). Les patients doivent commencer la phase d’entretien 7 à 8 semaines après le début de la dernière cure d’induction (C12). - Bras B (Bras témoin) : les patients sont traités pendant 8 à 6 cures de 3 à 4 semaines par anticorps monoclonaux anti-CD20 + CHOP ou anticorps monoclonaux anti-CD20 + bendamustine, respectivement, en fonction du groupe affecté (24 semaines, environ 5 mois) pendant la phase d’induction, et pour un maximum de 12 cures supplémentaires de 8 semaines pendant la phase d’entretien (96 semaines, environ 22 mois), jusqu’à environ 125 semaines (30 mois). Les patients doivent commencer la phase d’entretien 6 à 7 ou 7 à 8 semaines après le début de la dernière cure d’induction (C8 ou C6).

Objectif(s) principal(aux) : Démontrer la supériorité de l’association mosunetuzumab/lénalidomide par rapport aux anticorps monoclonaux anti-CD20 plus chimiothérapie.

Objectifs secondaires :

  • Evaluer la réponse globale et le taux de RMC à 6 mois, à 12 mois et à la fin du traitement.
  • Evaluer le taux de meilleure réponse globale (RMC ou RMP).
  • Evaluer le taux de progression de la maladie dans les 2 ans suivant le traitement de première intention.
  • Evaluer la survie sans progression et la survie sans évènement.
  • Evaluer le délai avant le prochain traitement anti-lymphomateux.
  • Evaluer la durée de la réponse et durée de la réponse complète.
  • Evaluer la survie globale.
  • Comparer l’innocuité entre les deux bras.
  • Décrire la pharmacocinétique du mosunetuzumab et du du lénalidomide.
  • Décrire les anticorps anti-médicaments contre le mosunetuzumab.
  • Comparer la qualité de vie liée à la santé.
  • Comparer l’efficacité chez des sous-groupes.
  • Décrire la SSP2 évaluée localement par l’investigateur.
  • Décrire les nouvelles lignes de traitement.
  • Évaluer le taux de transformation histologique évalué par l’évaluation centralisée au moment de la première progression.
  • Décrire la survie globale depuis PM24.
  • Evaluer les biomarqueurs.
  • Evaluer les métriques TEP.
  • Evaluer le changement de l’état de santé par rapport à la situation de départ.
  • Evaluer les PROM grâce à un outil numérique.

Critères d’inclusion :

  • Lymphome folliculaire CD20+ histologiquement prouvé et non traité de grade 1, 2 ou 3a évalué par les investigateurs selon la classification 2016 de l’OMS ou d’un lymphome folliculaire classique selon la classification 2022 de l’OMS.
  • FLIPI 2-5.
  • Tous les stades Ann Arbor.
  • Doit avoir besoin d’un traitement.
  • Au moins une lésion ganglionnaire mesurable en deux dimensions.
  • Age ≥ 18 ans.
  • Consentement éclairé signé.
  • Statut de performance ECOG ≤ 1.
  • Espérance de vie > 3 mois.
  • Fonction hématologique : hémoglobine ≥ 8 g/dL, polynucléaires neutrophiles ≥ 1,5 x 10^9/L, plaquettes ≥ 75 x 10^9/L.
  • Fonction rénale : clairance de la créatinine ≥ 40 mL/min (selon la formule MDRD ou Cockcroft-Gault).
  • Fonction hépatique : bilirubine totale ≤ 1,5 x LNS et transaminases ≤ 2,5 x LNS.
  • FEVG dans la plage normale.
  • Les patients doivent pouvoir recevoir une prophylaxie adaptée et/ou un traitement pour les évènements thromboemboliques.
  • Patient disposé et capable de se conformer au protocole pendant toute la durée de l'étude.
  • Test SARS-CoV-2 négatif dans les 7 jours précédant la randomisation.
  • Contraception efficace pour les femmes et les hommes en âge de procréer.
  • Test de grossesse sérique négatif pour les femmes en âge de procréer.
  • Affiliation à un régime de sécurité sociale.
  • Patients qui comprennent ou parlent l’une des langues officielles du pays, sauf si la réglementation locale autorise les traducteurs indépendants.

Critères de non inclusion :

  • Lymphome folliculaire de grade 3b conformément à la classification de 2016 de l’OMS, ou lymphome folliculaire à grandes cellules B conformément à la classification de 2022 de l’OMS.
  • Suspicion ou preuve clinique de lymphome transformé au moment du recrutement selon l’évaluation de l’investigateur.
  • Radiothérapie localisée antérieure pour le LF.
  • Antécédents antérieurs d’un autre lymphome.
  • Épanchement pleural ou séreux symptomatique non contrôlé nécessitant un traitement urgent dans les 48 heures.
  • Urétérohydronéphrose symptomatique non contrôlée résultant en une insuffisance rénale.
  • Lésion épidurale lymphomateuse symptomatique.
  • Utilisation d’un traitement médicamenteux anticancéreux standard ou expérimental dans les 42 jours précédant le début (Jour 1) du traitement à l’étude.
  • Toute contre-indication à tout médicament contenu dans les bras contrôle de traitement de l'étude ou dans les médicaments auxiliaires.
  • Médicaments immunosuppresseurs systémiques ou corticostéroïdes > 1 mg/kg/jour prednisone ou équivalent dans les 10 jours précédant la première dose de traitement à l’étude.
  • Administration d’un vaccin vivant atténué dans les 4 semaines précédant la première dose du traitement à l’étude, ou chez qui il est prévu qu’un tel vaccin vivant atténué sera requis pendant l’étude ou dans les 6 mois après la dernière dose du traitement à l’étude.
  • Chirurgie importante dans les 28 jours précédant la signature du consentement éclairé.
  • Sérologie VIH, VHB et VHC positive.
  • Allergie connue ou hypersensibilité au produit à l’étude ou à l’un de ces excipients.
  • Antécédents de transplantation d’un organe solide ou transplantation de cellules souches allogéniques.
  • Maladie auto-immune active nécessitant un traitement.
  • Antécédents de maladie auto-immune.
  • Infection active.
  • Preuve de maladies graves, non contrôlées et concomitantes qui pourraient influer sur le respect du protocole ou l’interprétation des résultats.
  • Antécédents de leucoencéphalopathie multifocale progressive confirmée.
  • Des antécédents connus ou présumés de lymphohistiocytose hémophagocytaire.
  • Antécédents d’érythème polymorphe, d’éruption cutanée de grade ≥ 3 ou d’éruption vésiculeuse après un traitement antérieur par des dérivés immunomodulateurs.
  • Antécédents de pneumopathie interstitielle, de pneumopathie médicamenteuse et de pneumopathie auto-immune.
  • Tumeurs malignes actives autres que celles traitées dans la présente recherche.
  • Présence ou antécédents de SNC ou atteinte méningée par un lymphome.
  • Femme en âge de procréer enceinte, prévoyant de tomber enceinte ou allaitante.
  • Toute condition médicale significative, y compris la présence d’une anomalie biologique ou d’une maladie psychiatrique qui expose le patient à un risque inacceptable s’il devait participer à l’étude, et susceptible d’interférer avec la participation à cette étude clinique ou qui perturbe la capacité d’interpréter les données de l’étude.
  • Patient sous protection juridique ou privé de liberté.

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