G7 Cancer : trois ans de coopération internationale structurante au service de la lutte contre les cancers
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L’ensemble des membres du G7 Cancer lors du 4e comité stratégique (26 mai 2026)
Le quatrième comité stratégique du G7 Cancer, réuni le 26 mai à Lyon, marque une étape clé dans ce dispositif international lancé en 2023 à l’initiative de l’Institut national du cancer. Après trois années de présidence française, cette dynamique inédite de coopération entre grandes institutions de cancérologie franchit un nouveau cap avec la transmission de la présidence au National Cancer Center Japan (NCCJ).
Une initiative internationale portée par l’Institut national du cancer
Depuis son lancement, le G7 Cancer réunit des institutions issues des pays les plus avancés dans la lutte contre les cancers, ainsi que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), observateur depuis 2024. Sous l’impulsion de l’Institut national du cancer et la présidence du Pr Norbert Ifrah, cette dynamique a permis de structurer un cadre inédit de coopération scientifique internationale.
En trois ans, le G7 Cancer s’est imposé comme un espace stratégique de partage d’expertise, favorisant le développement de projets conjoints, la production scientifique et la coordination des politiques publiques face à des enjeux complexes nécessitant une réponse concertée à l’échelle internationale.
Des avancées significatives autour de quatre priorités stratégiques
Les travaux du G7 Cancer se sont structurés autour de quatre axes prioritaires, chacun porté par un groupe de travail dédié, dont les réalisations témoignent d’une mobilisation scientifique et institutionnelle forte.
Renforcer le partage international des données, avec pour modèle la cancérologie pédiatrique
Co-piloté par la France et les États-Unis, ce groupe a permis des avancées majeures dans le partage sécurisé des données. Le développement de plateformes collaboratives, telles que CollabSuite, ainsi que des outils de requêtes fédérées constitue un levier structurant pour faciliter les analyses internationales tout en garantissant la confidentialité des données.
Parmi les livrables majeurs figure le projet CONCORD Explorer, qui offre un accès à des données de survie des cancers pédiatriques couvrant près de 180 pays. Ces travaux s’accompagnent d’une cartographie internationale des ressources de données, contribuant à renforcer les capacités de recherche collaborative à l’échelle mondiale.
Les recommandations issues de ce groupe visent notamment à étendre ces dispositifs à un plus grand nombre de pays, y compris au-delà du G7, et à poursuivre le développement d’infrastructures sécurisées de partage de données.
Structurer une réponse internationale face aux cancers de mauvais pronostic
Co-dirigé par la France et le Japon, ce groupe a permis la constitution d’un comité scientifique international et la production de travaux de référence sur les cancers de mauvais pronostic. La conférence internationale organisée en 2025 à Paris a constitué un jalon structurant, en réunissant des experts autour des enjeux d’épidémiologie, de classification, de prévention et d’innovation thérapeutique. La publication récente d’un article dans JCO Global Oncology témoigne de la dynamique engagée.
Les travaux en cours visent désormais à élaborer une feuille de route internationale permettant d’identifier des priorités de recherche et de renforcer les coopérations scientifiques.
Mieux comprendre et réduire les inégalités face au cancer
Le groupe dédié aux inégalités a franchi une étape déterminante avec la publication d’un article dans The Lancet Oncology, fondé sur une analyse approfondie des politiques publiques dans les pays du G7.
Le rapport en cours de publication identifie les populations les plus exposées aux inégalités, les principaux déterminants et les leviers d’action mobilisables. Il propose également des pistes concrètes pour renforcer la coordination internationale et améliorer l’impact des politiques de lutte contre les cancers.
Les recommandations portent sur le développement de projets coordonnées entre États, le partage des bonnes pratiques et le renforcement des approches fondées sur les données.
Accélérer l’innovation en prévention des cancers
Le groupe consacré à la prévention a contribué à structurer les échanges internationaux autour des stratégies de prévention et de détection précoce. Les webinaires organisés sur le dépistage du cancer du poumon et sur la prévention de précision ont permis de partager les retours d’expérience des différents pays.
Les travaux en cours visent à produire des publications stratégiques à destination de la communauté scientifique et des décideurs publics, afin d’identifier les leviers d’innovation et de favoriser des approches interdisciplinaires.
Les recommandations insistent sur la nécessité d’élargir les expertises mobilisées, de renforcer la communication et de soutenir le développement de stratégies de prévention plus personnalisées.
Une nouvelle présidence japonaise tournée vers le renforcement et l’ouverture
La transmission de la présidence au National Cancer Center Japan (NCCJ) représenté par son président Dr Hiroyuki Mano ouvre une nouvelle phase pour le G7 Cancer. La vision portée par le NCCJ s’inscrit dans la continuité des travaux engagés, tout en visant à renforcer leur impact.
Les priorités identifiées pour la période 2026-2028 visant à positionner durablement le G7 Cancer comme un acteur majeur de la coopération internationale en cancérologie portent sur :
- le renforcement des collaborations entre les groupes de travail,
- le développement d’outils collaboratifs,
- l’ouverture à de nouveaux experts au-delà du cercle actuel des membres,
- ainsi que le déploiement d’une stratégie de communication plus structurée pour en accroître la visibilité.
Le Dr Hiroyuki Mano et le Pr Norbert Ifrah
lors de la cérémonie de passation.