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Le mélanome de la peau peut survenir sans facteur de risque identifié. Toutefois, certains éléments comme l’exposition aux UV, un phototype clair ou des antécédents familiaux augmentent sa probabilité. Apprenez à reconnaître les signes d’alerte, notamment grâce à la règle ABCDE, pour favoriser un dépistage précoce et améliorer les chances de guérison.
Les facteurs de risques favorisant le développement d'un mélanome
Un facteur de risque désigne un élément qui peut favoriser le développement d'un cancer. La présence d'un ou plusieurs facteurs de risque n'entraîne pas systématiquement l'apparition d'un cancer. Inversement, un cancer peut se développer sans qu'aucun des facteurs de risque connus ne soit présent.
Pour le mélanome de la peau, plusieurs facteurs de risque ont été identifiés. On distingue :
- Les facteurs de risque externes, liés à l’environnement, aux modes et conditions de vie, comme l’exposition au soleil et aux ultraviolets artificiels (cabine de bronzage, photothérapie) ou les antécédents de coups de soleil reçus notamment pendant l’enfance.
- Les facteurs de risque internes, c’est-à-dire constitutifs des individus, tels que :
- le phototype qui caractérise la sensibilité de la peau aux rayonnements ultraviolets. Il existe plusieurs phototypes correspondant à différents types de peaux et couleurs de cheveux. Le phototype le plus à risque est celui de la peau très claire avec cheveux roux, blonds ou châtains, les yeux clairs et de nombreuses taches de rousseur.
- la sensibilité au soleil (peau qui ne bronze pas ou peu, qui prend systématiquement ou souvent des coups de soleil).
- un nombre élevé de grains de beauté (plus de 40), la présence de grains de beauté d’aspect inhabituel, de grande taille ou irréguliers, ou la présence d'un nævus géant congénital, c'est-à-dire présent depuis la naissance.
- les antécédents personnels ou familiaux (parents au 1er degré) de mélanome. Environ 10% des mélanomes sont des formes familiales. Dans certains cas, votre dermatologue peut vous proposer une consultation d’oncogénétique pour rechercher des mutations au sein gènes pouvant jouer un rôle dans le développement de mélanomes.
- une immunodépression, c’est-à-dire un affaiblissement du système immunitaire.
Prévention et dépistage
L’exposition excessive au soleil et aux cabines à UV favorise le développement du mélanome de la peau. En limitant ces expositions, en particulier pendant l'enfance, certains cas de mélanome pourraient être évités.
Consultez notre article sur la prévention solaire.
Les signes qui doivent alerter
L’apparition d’une nouvelle lésion (tache ou bouton) différente des autres ou la modification d’un grain de beauté connu peuvent alerter sur la présence d’un mélanome de la peau. Ce type de modifications peut être identifié par vous, lors d’un autoexamen de votre peau, ou par l’un de vos proches.
Pour reconnaître les signes suspects, vous pouvez utiliser les critères de la règle « ABCDE » qui permet de contrôler toute modification de couleur, de forme ou de taille d’un grain de beauté pouvant constituer un signe d’alerte :
- A comme Asymétrie : grain de beauté de forme ni ronde ni ovale et dont les couleurs et les reliefs ne sont pas régulièrement répartis autour de son centre.
- B comme Bords irréguliers : bords déchiquetés, mal délimités.
- C comme Couleur non homogène : présence de plusieurs couleurs (noir, bleu, marron, rouge ou blanc).
- D comme Diamètre en augmentation : une lésion susceptible d'être un mélanome a généralement une taille supérieure à 6 millimètres.
- E comme Evolution : changement rapide de taille, de forme, de couleur ou d'épaisseur d'une tâche pigmentée.
Plus il y a de critères présents, plus le risque que la lésion soit un mélanome est élevé. La présence d'un ou plusieurs de ces signes ne signifie pas forcément que vous avez un mélanome, mais justifie de demander un avis médical sans attendre.